Le pétrole flambe de 5% après le statu quo de l'Opep+

Le pétrole flambe de 5% après le statu quo de l'Opep+©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 05 janvier 2021 à 21h30

Les cours du pétrole se sont envolés mardi en réaction à l'annonce d'un accord de l'Opep+ pour prolonger ses restrictions de production dans un environnement international toujours incertain, sur fond de résurgence de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis et en Europe.

Les cours du pétrole se sont envolés mardi en réaction à l'annonce d'un accord de l'Opep+ pour prolonger ses restrictions de production dans un environnement international toujours incertain, sur fond de résurgence de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis et en Europe.

Le cours du pétrole brut léger américain WTI a bondi mardi de 4,9% pour frôler les 50$ le baril (49,93$) pour le contrat à terme de février sur le Nymex, tandis que le Brent de la Mer du Nord d'échéance février a aussi pris 4,9% à 53,60$.

Après deux jours de discussions tendues, l'Opep et ses partenaires se sont donc entendus pour continuer à limiter leur production de pétrole au-delà du 1er février, alors qu'ils comptaient initialement relever de 500.000 barils par jour leurs pompages.

Lundi, la réunion s'était achevée sur un désaccord entre l'Arabie saoudite et la Russie sur le niveau de production de brut à atteindre en février. Mais malgré les réticences de Moscou et du Kazakhstan, l'Arabie saoudite et ses alliés de l'Opep ont obtenu que les objectifs de production ne soient pas revus à la hausse.

Baisse unilatérale de la production de l'Arabie saoudite

Dans le détail, la coalition de pays producteurs, qui représente la moitié de la production mondiale de brut, a décidé d'augmenter à la marge sa production en février et mars, le volume retiré volontairement du marché passant de 7,2 millions de barils par jour (mbj) à 7,125.

Mais l'Arabie saoudite a accepté unilatéralement de procéder à une réduction unilatérale supplémentaire de 1 million de b/j, de quoi largement compenser la hausse de 75.000 b/j pour la Russie et le Kazakhstan.

Face à la résurgence de la pandémie de Covid-19, qui va peser sur la demande d'or noir en ce début d'année, l'Arabie saoudite, leader de l'Opep, ne souhaitait pas relever trop vite la production de l'alliance, afin de continuer à soutenir les cours du pétrole, qui ont abandonné 20% en 2020 face à la chute de la demande mondiale.

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