Le pétrole flambe, l'Arabie saoudite renvoie Trump dans les cordes

Le pétrole flambe, l'Arabie saoudite renvoie Trump dans les cordes
Le président Donald Trump à la Maison Blanche.

Boursier.com, publié le lundi 24 septembre 2018 à 11h29

Le baril de brut léger américain 'WTI' (contrat de novembre) grimpe encore de 2,2% à 72,3$ sur le Nymex américain ce lundi, au plus haut depuis le mois de juillet, tandis que le baril de Brent évolue autour des 80$ (+2,6%), mais peine encore à franchir clairement cette résistance technique. Le resserrement de l'offre globale et les sanctions à venir contre l'Iran dopent les prix du brut.

L'Arabie saoudite a par ailleurs envoyé paître Donald Trump, qui lui demandait en fin de semaine dernière de faire baisser les prix. "Je n'influence pas les prix", a assuré Khalid al-Falih, ministre saoudien à l'énergie, interrogé par les journalistes lors de la réunion d'Alger - alors que le groupe de producteurs pétroliers discute d'une hausse de production pour contrer l'impact de la baisse de l'offre iranienne.

Le Président américain Donald Trump s'était fendu d'un tweet rageur la semaine dernière, s'attaquant à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole : "Nous protégeons les pays du Moyen-Orient, ils ne seraient pas en sécurité pendant très longtemps sans nous, et pourtant ils continuent de faire pression pour des prix du pétrole de plus en plus élevés! Nous nous en souviendrons. Le monopole de l'OPEP doit faire baisser les prix maintenant!"

We protect the countries of the Middle East, they would not be safe for very long without us, and yet they continue to push for higher and higher oil prices! We will remember. The OPEC monopoly must get prices down now!
- Donald J. Trump (@realDonaldTrump)

Notons également que le rapport gouvernemental US publié mercredi avait fait ressortir une cinquième semaine de baisse des stocks domestiques de brut. Selon le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont ainsi reculé de 2,1 millions de barils sur la semaine close au 14 septembre, à 394,1 millions de barils. Les stocks d'essence ont eux diminué de 1,7 million de barils, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont augmenté de 0,8 million de barils.

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