Le pétrole pique du nez, l'Opep ne craint pas une pénurie d'or noir

Le pétrole pique du nez, l'Opep ne craint pas une pénurie d'or noir©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 11 juillet 2018 à 14h28

L'Opep ne craint pas une pénurie de pétrole. Le cartel estime que la hausse de la production d'or noir des pays n'appartenant pas à l'Organisation permettra de répondre à la demande supplémentaire l'an prochain. Bien que le boom du schiste bitumineux ralentisse en raison des contraintes de pipeline, les États-Unis contribueront encore aux trois quarts de l'expansion de l'offre mondiale, souligne l'Opep, qui table sur une croissance de la production hors-Opep de 2,1 millions de barils par jour.

Pour l'Opep, cette augmentation signifie que les membres du cartel produisent déjà suffisamment de brut pour couvrir les besoins de leurs clients. Selon les premières perspectives détaillées du groupe pétrolier pour 2019, la demande mondiale d'or noir progressera en effet de 1,45 million de barils par jour en 2019, soit légèrement moins que le taux de croissance attendu cette année, pour s'établir en moyenne à 100,3 millions de barils par jour.

La situation au sein du cartel pourrait toutefois évoluer alors que la production du groupe est menacée par la crise économique actuelle au Venezuela et par le renouvellement des sanctions américaines contre l'Iran.

"Si l'économie mondiale se comporte mieux que prévu, entraînant une croissance plus forte de la demande brute, l'Opep continuera à disposer d'une offre suffisante pour soutenir la stabilité du marché pétrolier", affirme toutefois le cartel.

Le président Donald Trump a multiplié les critiques envers le groupe ces dernières semaines, tweetant notamment le 4 juillet que l'Opep ne fait pas assez pour calmer la pression sur les prix qui, à environ 74 dollars le baril à New York, sont proches de leur plus haut de trois ans.

The OPEC Monopoly & help. If anything, United States $'s. This street. REDUCE PRICING NOW! - Donald J. Trump (@realDonaldTrump)

"L'Opep ne peut pas être tenue pour responsable de tous les problèmes qui surviennent dans l'industrie pétrolière, mais, en même temps, nous avons été réactifs si l'on regarde les mesures que nous avons prises lors de notre dernière réunion en juin", a répondu à Reuters le président de l'Opep, Souhail al Mazrouei.

Les pays de l'Organisation se sont mis d'accord le mois dernier sur une modeste augmentation de leur production de pétrole à partir de juillet, le premier pays du cartel, l'Arabie saoudite, ayant persuadé son grand rival l'Iran de coopérer, à la suite des appels des principaux pays consommateurs à freiner la hausse des prix du carburant.

Le baril de Brent de la mer du Nord abandonne actuellement 2% à 77,2$ alors que le WTI recule de 1,2% à 73,3$ sur le Nymex.

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