Le pétrole repart en baisse, plombé par la guerre des prix

Le pétrole repart en baisse, plombé par la guerre des prix©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 11 mars 2020 à 21h15

Les prix du pétrole sont repartis en baisse mercredi, le baril de brut WTI abandonnant 4% à 32,98$ sur le Nyse (contrat à terme d'avril) et le Brent de la mer du Nord régressant de 3,8% à 35,79$ (contrat à terme de mai). Mardi soir, les cours du brut s'étaient envolés de plus de 10% sur un brusque sursaut technique, après avoir perdu la veille le quart de leur valeur !

Les marchés ont manifesté quelques espoirs mardi malgré l'échec des négociations de l'Opep+ en fin de semaine dernière, suivies de décisions sans concession de l'Arabie saoudite, qui a choisi d'abaisser ses prix en dopant par ailleurs sa production. Les opérateurs ne perdent pas totalement espoir et n'excluent pas une reprise éventuelle des pourparlers, la Russie adoptant désormais un discours plus modéré.

Néanmoins, le ministère saoudien à l'Energie a demandé mercredi à Aramco de renforcer sa capacité de production d'un million de barils / jour, une première en plus d'une décennie. La capacité passerait donc à 13 millions de barils, contre 12 millions actuellement. Aramco avait précédemment affirmé son intention de vendre plus de 12,3 millions de barils / jour en avril, un niveau record.

Les Emirats arabes unis, alliés de l'Arabie saoudite au sein de l'Opep, se sont eux aussi dit prêts à renforcer leur production pétrolière d'un million de barils / jour ou plus.

Vers une contraction de la demande de pétrole en 2020

L'Opep a abaissé fortement mercredi sa prévision de demande mondiale de pétrole cette année. De nouveaux ajustements en baisse pourraient intervenir. L'Organisation table sur une croissance de la demande de seulement 60.000 barils par jour en 2020, soit 920.000 bpj de moins que la précédente guidance. Les risques baissiers dépassent tout indicateur positif et suggèrent de probables révisions à la baisse supplémentaires, selon le cartel.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a quant à elle envisagé lundi une contraction de la demande de pétrole dans le monde cette année, ce qui serait la première depuis 2009.

Aux Etats-Unis, selon le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Énergie concernant les stocks pétroliers domestiques pour la semaine close au 6 mars, les stocks de brut hors réserve stratégique ont progressé de 7,7 millions de barils en comparaison de la semaine antérieure, alors que les stocks d'essence ont décliné de 5 millions de barils. Les stocks de distillés ont régressé de 6,4 millions de barils.

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