Le pétrole signe six semaines de baisse d'affilée

Le pétrole signe six semaines de baisse d'affilée©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 16 novembre 2018 à 22h40

Toujours plombés par la persistance des craintes entourant la surabondance de l'offre mondiale, les cours du pétrole se sont stabilisés vendredi à New York. Toutefois, les deux variétés de pétrole WTI et Brent viennent d'enchaîner 6 semaines de baisse d'affilée. Ils ont désormais abandonné plus de 20% depuis leur pic de début octobre (-25% pour le WTI et -22% pour le Brent), un seuil considéré en termes boursiers comme un marché baissier ("bear market").

Vendredi, le contrat à terme de décembre sur le brut léger américain WTI a fini stable, à 56,46$ le baril, mais il a reculé de 6,2% sur la semaine, et a enchaîné 6 semaines de baisse d'affilée. Le cours du Brent de la Mer du Nord (contrat à terme de janvier) a progressé de 0,21% à 66,76$, mais il a perdu près de 5% sur la semaine.

L'Arabie saoudite va réduire sa production, la Russie rechignerait

Les marchés pétroliers vivent dans la crainte d'une surabondance de l'offre mondiale, au moment où l'économie donne des signes d'essoufflement, notamment en Chine.

Pour remédier à ce risque d'excès d'offre, l'Opep et ses alliés discutent d'une proposition de baisse de la production pouvant aller jusqu'à 1,4 million de barils par jour (bpj) pour 2019 afin de soutenir les cours, selon des sources citées par l'agence 'Reuters'. Des sources russes haut placées ont toutefois précisé que la Russie ne souhaitait pas s'associer à cette baisse.

Une réunion entre l'Opep et ses alliés est prévue le 6 décembre. L'Arabe saoudite a déjà indiqué de façon unilatérale qu'elle réduirait sa production de 500.000 barils par jours à partir de décembre.

Iran : Donald Trump accorde des dérogations aux sanctions

Même si l'Opep s'accorde pour réduire le rythme de ses pompages, les marchés constatent que la production et les stocks américains de pétrole continuent d'augmenter, à un moment où l'économie mondiale montre des signes d'affaiblissement, notamment en Chine.

En outre, dans le cadre des sanctions américaines contre l'Iran, Donald Trump a finalement accordé des dérogations à 8 pays (dont la Chine), qui pourront continuer d'acheter le pétrole de Téhéran. Or, l'essentiel de la flambée de cours du pétrole observée jusqu'à début octobre était basée sur l'hypothèse d'une forte baisse des exportations iraniennes liée aux sanctions américaines, entrée en vigueur le 5 novembre.

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