Le PNF enquête lui aussi sur les relations entre Société Générale et la Libyan Investment Authority

Le PNF enquête lui aussi sur les relations entre Société Générale et la Libyan Investment Authority©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 07 novembre 2017 à 10h38

La troisième actualisation du document de référence 2017 de la Société Générale, publiée hier, comprend une actualisation des risques et litiges auxquels fait face la banque française. On retrouve notamment le résumé du contentieux LIBOR, EURIBOR et BOR, mais aussi celui lié à la Libyan Investment Authority, qui a déjà coûté cher à l'établissement. Dans cette affaire, la Société Générale révèle qu'elle a reçu en septembre et octobre deux réquisitions judiciaires concernant ses relations avec l'Autorité dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Parquet national financier français. Les documents demandés sont en cours de communication aux autorités, qui s'intéressent à d'éventuelles violations des lois anticorruption hexagonales.

En mai, la banque avait annoncé un versement de 963 millions d'euros pour clore une partie de son contentieux libyen au Royaume-Uni. La LIA avait assigné la Société Générale en mars 2014 devant les juridictions anglaises, concernant des financements souscrits antérieurement, sur fond d'accusation de corruption. Outre la procédure au Royaume-Uni, l'établissement a reçu fin 2016 des demandes de renseignements de l'autorité boursière américaine, la SEC, et du Département américain de la justice, sur des transactions avec plusieurs personnes morales et physiques en Libye, dont la LIA. L'accord transactionnel de 963 ME ne concerne que l'extinction de l'action britannique.

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