Le trafic aérien s'est effondré comme jamais en 2020

Le trafic aérien s'est effondré comme jamais en 2020©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 03 février 2021 à 16h21

Sans surprise, 2020 a été l'année la plus terrible de l'histoire pour le transport aérien. Le trafic (mesuré en revenus passagers kilomètre) a chuté de 65,9% l'an passé avec un plongeon de 75,6% du trafic international.

Sans surprise, 2020 a été l'année la plus terrible de l'histoire pour le transport aérien. Le trafic (mesuré en revenus passagers kilomètre) a chuté de 65,9% l'an passé avec un plongeon de 75,6% du trafic international.

Sur le seul mois de décembre 2020, le trafic était inférieur de 69,7% à celui de décembre 2019, matérialisant une légère amélioration par rapport à la contraction de 70,4% de novembre. Les capacités ont diminué de 56,7% et le coefficient d'occupation a chuté de 24,6 points de pourcentage à 57,5%.

"L'année dernière a été une catastrophe. Il n'y a pas d'autre façon de la décrire. La reprise qui s'était amorcée pendant la saison estivale de l'hémisphère nord s'est interrompue à l'automne et la situation s'est considérablement aggravée pendant les vacances de fin d'année, avec l'imposition de restrictions de voyage plus sévères face à de nouveaux foyers et de nouvelles souches de COVID-19", affirme Alexandre de Juniac, directeur général de l'IATA.

Quant à l'avenir immédiat, il reste morose. Les réservations pour les voyages futurs effectuées en janvier 2021 ont diminué de 70% par rapport à l'année précédente, accentuant la pression sur la trésorerie des compagnies aériennes et mettant entre parenthèses la reprise attendue en début d'année.

Globalement pour 2021, l'IATA anticipe une amélioration de 50,4% de la demande par rapport à 2020, ce qui porterait l'industrie à 50,6% des niveaux de 2019. L'IATA avertit néanmoins sur le fait qu'il existe un risque important de baisse si des restrictions de voyage plus sévères en réponse à de nouvelles variantes persistent. Si un tel scénario se concrétisait, l'amélioration de la demande pourrait être limitée à 13% seulement par rapport aux niveaux de 2020, ce qui laisserait le secteur à 38% des niveaux de 2019.

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