Les Nokia vigilants avec la réunion du 9 mars à Bercy

Les Nokia vigilants avec la réunion du 9 mars à Bercy©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 02 mars 2018 à 08h17

L'intersyndicale Nokia France a signé les mesures d'accompagnement des salariés devant être licenciés dans le cadre du PSE, mais continue à contester les arguments économiques développés par le groupe finlandais à l'appui de sa décision. Les suppressions de postes n'ont, aux yeux de la CFDT, de la CGT et de la CFE-CGC aucune justification économique après les bénéfices opérationnels de 2 MdsE réalisés par Nokia en 2017, et les 4,4 MdsE distribués en deux ans aux actionnaires. Les représentants des salariés rapportent en outre les propos du PDG Rajeev Suri, qui a révélé que 99% des objectifs ont été atteints. Ce deuxième PSE de l'ère Nokia touche tous les métiers non R&D et se traduit par de nouvelles destructions de postes en France et des délocalisations vers des pays à bas coûts", regrettent les élus du personnel, qui y voient une "volonté stratégique, systématique et planifiée de l'acquéreur d'Alcatel-Lucent.

Cependant, et pour limiter les conséquences sur les salariés visés par les licenciements, toutes les organisations représentatives ont signé les mesures d'accompagnement, même si les négociations étaient parfois tendues. Elles seront vigilantes aux engagements pris avec le gouvernement concernant les conditions du plan social, c'est-à-dire aucun départ avant d'atteindre un effectif de 4.200 personnes sur Nozay et Lannion (4.013 à fin 2017) et aucun licenciement contraint avant 2.500 salariés en R&D, soit au moins 300 embauches à réaliser, écrit l'intersyndicale. A ce stade, elle estime que les engagements "n'ont pas été respectés tant en termes d'emploi que d'activités". Rendez-vous est pris à Bercy le 9 mars avec la direction et le gouvernement.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU