Les pays 'riches' ont emprunté un montant record de 18.000 milliards de dollars en 2020

Les pays 'riches' ont emprunté un montant record de 18.000 milliards de dollars en 2020©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 25 février 2021 à 14h47

Jamais, les pays 'riches' n'avaient autant emprunté sur les marchés financiers. Afin de faire face à une crise sans précédent à de nombreux égards, les gouvernements des pays membres de l'OCDE ont emprunté 18.000 milliards de dollars sur les marchés en 2020, soit 60% de plus qu'en 2019. Ce montant est également presque deux fois plus important que celui enregistré lorsque la crise financière mondiale a éclaté, selon les données de l'OCDE reprises par le 'Wall Street Journal' et 'Bloomberg'.

Jamais, les pays 'riches' n'avaient autant emprunté sur les marchés financiers. Afin de faire face à une crise sans précédent à de nombreux égards, les gouvernements des pays membres de l'OCDE ont emprunté 18.000 milliards de dollars sur les marchés en 2020, soit 60% de plus qu'en 2019. Ce montant est également presque deux fois plus important que celui enregistré lorsque la crise financière mondiale a éclaté, selon les données de l'OCDE reprises par le 'Wall Street Journal' et 'Bloomberg'.

La tendance n'est pas prête de s'inverser puisque l'organisation anticipe une nouvelle progression des emprunts d'Etats cette année, bien qu'à un rythme plus lent, à 19.100 Mds$. Paradoxalement, ces émissions de dette astronomiques ont été accompagnées de coûts d'emprunt historiquement faibles en lien avec les interventions massives des Banques centrales sur le marché obligataire mais aussi par le fait que les investisseurs privés semblent totalement mettre de côté le niveau atteint par la dette publique dans la plupart des pays.

Ainsi, contrairement aux années qui ont suivi la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, les rendements obligataires n'ont pas augmenté l'an passé, et les gouvernements ont dû faire face à une charge d'intérêts moins élevée qu'avant la crise financière, souligne l'OCDE. En 2020, plus de 20% des obligations d'État des pays de l'OCDE ont d'ailleurs été émises avec des rendements négatifs. L'organisation basée à Paris avertit néanmoins sur le fait que la part des instruments à court terme dans les émissions de dette a également crû. Combinée à une progression des besoins de financement, cela affaiblit la résilience des gouvernements et augmente les risques de difficultés de refinancement.

Les emprunts massifs dans une grande partie du monde développé reflètent les circonstances uniques de la pandémie, qui a nécessité des niveaux d'aide sans précédent pour les ménages et les entreprises touchés par les mesures de distanciation sociale. Mais cela montre également que les décideurs politiques, les investisseurs et les économistes ont une attitude plus détendue qu'il y a dix ans vis-à-vis des déficits publics. "La crise financière nous a appris que les gouvernements ne devraient pas retirer leur soutien budgétaire prématurément", explique Fatos Koc, analyste politique à l'OCDE. "Une gestion prudente de la dette sera nécessaire car les besoins de financement pour le remboursement de la dette s'envolent et les perspectives de l'économie mondiale restent incertaines".

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