Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC grimpe vers les 6.500 pts

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC grimpe vers les 6.500 pts
Deux traders souriants sur le floor du New York Stock Exchange.

Boursier.com, publié le vendredi 28 mai 2021 à 17h45

Rien n'arrête les marchés financiers, dopés par le soutien monétaire des banques centrales et la perspective de la reprise économique. Certes, un léger durcissement monétaire est attendu d'ici quelques mois, mais la Fed et ses acolytes ont grandement préparé les investisseurs à ce mouvement attendu très graduel. L'optimisme prévaut également concernant l'inflation, dont les investisseurs minimisent toujours le risque. Dans ce contexte, le CAC 40 affiche encore cette semaine une belle progression de 1,5% en direction des 6.500 pts, perché au plus haut niveau depuis la mémorable 'bulle Internet'. Le CAC termine ce vendredi à 6.484 pts (+0,75%).

Rien n'arrête les marchés financiers, dopés par le soutien monétaire des banques centrales et la perspective de la reprise économique. Certes, un léger durcissement monétaire est attendu d'ici quelques mois, mais la Fed et ses acolytes ont grandement préparé les investisseurs à ce mouvement attendu très graduel. L'optimisme prévaut également concernant l'inflation, dont les investisseurs minimisent toujours le risque. Dans ce contexte, le CAC 40 affiche encore cette semaine une belle progression de 1,5% en direction des 6.500 pts, perché au plus haut niveau depuis la mémorable 'bulle Internet'. Le CAC termine ce vendredi à 6.484 pts (+0,75%).

Wall Street reste pour sa part au contact de ses plus hauts historiques, avec un Dow Jones bien ancré sur les 34.500 pts et un Nasdaq proche des 13.800 pts. Le baril de brut WTI avance de 0,2% sur le Nymex vers les 67$, alors que l'once d'or se stabilise à 1.896$. L'euro se traite actuellement à 1,218$, en léger retrait, alors que le billet vert se raffermit face à un panier de devises. Du côté des cryptomonnaies, la fin de semaine est compliquée. Le bitcoin retombe de 8% sur 24 heures sur Bitfinex sous les 37.000$. L'ether et le binance coin affichent des corrections comparables. Le dogecoin cher à Elon Musk trébuche de 8% sur une journée. Sur une semaine, le BTC fléchit de 4% environ et les altcoins sont majoritairement dans le rouge.

Les marchés sont toujours soutenus par la générosité des banques centrales et les espoirs budgétaires. La Banque d'Angleterre a pourtant adopté un ton un peu moins accommodant, ouvrant la voie à une possible hausse de taux dès le premier semestre 2022. Le secteur financier et bancaire reprend ainsi un peu de couleurs.

Du côté des USA, les opérateurs surveillent toujours la Fed afin de mieux évaluer le timing d'un éventuel 'tapering' (réduction des achats mensuels de titres), même si rien ne semble imminent de ce point de vue. Il s'agit aussi de savoir quand la BCE commencera à diminuer son programme d'urgence, mais ici encore, rien ne paraît presser. Il est quoi qu'il en soit tout à fait normal que les banques centrales considèrent l'idée... de discuter d'une sortie progressive de leurs politiques ultra-accommodantes, afin d'éviter toute surchauffe ou poussée inflationniste durable.

Dans l'actualité économique outre-Atlantique ce vendredi, les revenus personnels des ménages américains pour le mois d'avril sont retombés de 13,1% en comparaison du mois antérieur. Le consensus était toutefois de -15%, après une lecture de +20,9% en mars. Les dépenses personnelles de consommation ont augmenté de 0,5% en avril, en ligne avec les attentes, après un gain de 4,7% un mois auparavant. L'indice ajusté des prix ('core PCE') a augmenté de 0,7% en avril, en comparaison du mois précédent (+3,1% sur un an), contre 0,6% de consensus et 0,4% rapporté le mois dernier. Ce nouveau signal de poussée des prix ne perturbe pas les opérateurs.

L'indice manufacturier PMI de Chicago est ressorti à un niveau historique de 75,2 pour le mois de mai, contre un consensus de 70 et un niveau déjà extrêmement élevé de 72,1 pour le mois antérieur. Il signale donc une croissance remarquable de l'activité manufacturière dans la région.

L'indice final du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan pour le mois de mai est ressorti à 82,9, très proche du consensus de marché, contre une lecture préliminaire de 82,8. L'indice des anticipations d'inflation lié à l'indicateur du Michigan a été confirmé quant à lui à 4,6%.

Ailleurs dans le monde ce vendredi, l'indice japonais des prix à la consommation a régressé de 0,4% en mai en glissement annuel. Le taux local de chômage s'est établi légèrement supérieur aux attentes à 2,8%, contre 2,6% attendu.

Le PIB finlandais du premier trimestre a régressé de 1,5%, contre -0,5% de consensus, alors que la croissance de l'économie suédoise est ressortie au point mort comme prévu hors ajustements saisonniers (0,8% après ajustements)... En Allemagne, l'indice des prix à l'import a progressé plus que prévu à +1,4% en avril contre 1% de consensus.

Selon l'Insee ce jour, la contraction finale du PIB français ressort à 0,1% pour le premier trimestre 2021, niveau révisé en baisse par rapport à une première estimation en croissance de 0,4%. La contraction du PIB en 2020 est légèrement moins forte que prévu, révisée à -8% contre -8,2% auparavant. La forte révision en baisse du premier trimestre provient, selon l'Institut national de la statistique, de l'intégration de données beaucoup moins dynamiques que prévu dans la construction.

La consommation des ménages en biens en France a corrigé de 8,3% au mois d'avril, contre -0,3% pour la lecture révisée du mois antérieur selon l'Insee. Les dépenses de consommation avaient baissé de 0,4% en février. Sur les produits manufacturés, la consommation a trébuché de 10,6% en avril.

Concernant les plans de relance budgétaire outre-Atlantique, notons que les démocrates ont repoussé la contre-proposition républicaine sur le plan d'infrastructures. Mitch McConnell, leader de la minorité républicaine au Sénat américain, a tout de même indiqué que la proposition de son clan ne constituait pas leur offre finale.

Les marchés apprécient quoi qu'il en soit la perspective d'un abondant soutien budgétaire, alors que le président Joe Biden envisagerait un budget de 6.000 milliards de dollars de dépenses fédérales en 2022... De quoi voir venir... Biden demande par ailleurs aux entreprises de relever les salaires.

Le budget de Biden pousserait les dépenses fédérales à un niveau jamais observé depuis la Seconde Guerre Mondiale. Les dépenses totales grimperaient même ensuite de 6.000 milliards en 2022 à 8.200 milliards en 2031, essentiellement avec le plan Build Back Better de l'administration Biden. La contrepartie serait évidemment une hausse des taxes sur les entreprises et les plus riches. La dette en pourcentage du PIB devrait atteindre un record en 2024, selon les éléments du plan cités par le New York Times. Ce projet tient compte d'hypothèses assez modestes de croissance, avec une croissance réelle juste sous les 2% pendant la décennie considérée. L'inflation ne dépasserait quant à elle pas les 2,3% sur la durée du plan, ce qui semble optimiste.

Les relations demeurent quant à elles tendues avec la Chine. Le Sénat doit valider une législation visant à contrer Pékin en matière de technologie. La Chine accuse pour sa part les USA de politiser l'investigation autour des origines du covid, alors que Biden vient de demander à ses services de s'activer et à l'OMS (Organisation mondiale de la santé) de creuser la question.

Les Etats-Unis désirent donc que l'OMS mène une nouvelle phase d'enquête sur l'origine de la pandémie et s'assure que des experts indépendants bénéficient d'un accès exhaustif aux données en Chine. L'organisation avait publié en mars un rapport selon lequel le virus aurait probablement été transmis de la chauve-souris à l'homme par un 'animal tiers', l'hypothèse d'une fuite d'un laboratoire étant jugée peu probable.

Biden désire que ses équipes travaillent autour des hypothèses d'une contamination par des animaux porteurs ou d'une fuite accidentelle d'une laboratoire à Wuhan. Les USA jugent en effet que l'enquête initiale de l'OMS est insuffisante et peu concluante...

Notons enfin que la cote américaine sera fermée lundi 31 mai pour le Memorial Day, en hommage aux Américains morts au combat.

Valeurs en hausse

Airbus grimpe de 10% sur la semaine. Le groupe a confirmé son intention d'augmenter le taux de production actuel de A320neo de plus de 10%. La production mensuelle passera ainsi de 40 engins à 45 d'ici fin 2021. Le géant européen de l'aéronautique a également annoncé hier un nouvel objectif de 64 A320neo par mois d'ici le deuxième trimestre de 2023.

SES se redresse de 10% également sur cinq séances. Rappelons que l'opérateur de satellites avait rassuré en début de mois en confirmant ses objectifs annuels.

Dassault Aviation s'accorde près de 7% sur cinq jours de bourse. Au terme d'un appel d'offres international conduit dans le cadre de son programme Multi Role Fighter Aircraft, la Croatie a sélectionné le Rafale pour équiper son Armée de l'Air. Le contrat entre les autorités françaises et croates portera sur l'acquisition de 12 Rafale précédemment en service dans l'Armée de l'Air et de l'Espace française ainsi que sur le soutien de la flotte et la formation des équipes.

TechnipFMC progresse de 5% sur la semaine. Le mouvement sectoriel demeure globalement haussier dans le sillage des cours du brut.

Elis rebondit de 5% sur cinq jours. Maisons du Monde et Klépierre s'adjugent 5% à 6%. Renault et Stellantis accélèrent de 5% sur cinq jours. Hermès gagne près de 6% sur la semaine. Valeo prend 5%, comme Soitec.

Valeurs en baisse

Solutions 30, au terme d'une semaine particulièrement mouvementée, cède 45%. Le dossier reste délicat, alors que le cabinet d'audit EY affirme ne pas être en mesure de formuler une opinion sur les comptes 2020. Le cours de bourse avait ainsi repris en très forte baisse lundi avant de rebondir fortement en fin de semaine. Solutions 30 affirme bénéficier d'une structure financière solide, et d'un modèle économique qui lui a permis de financer sa croissance, tout en maintenant un niveau d'endettement sous contrôle.

Valneva rechute de près de 9% sur cinq séances, consolidant sa très forte hausse des derniers mois.

GTT abandonne 5% sur la semaine, avec la cession par Engie de 10% du capital et l'émission d'une obligation échangeable pour environ 290 ME. A l'issue des opérations, la part d'Engie passe de 40,4% à environ 30% du capital de GTT - et potentiellement environ 20% en cas d'exercice de l'obligation. Le placement des titres GTT s'est fait au prix de 67 euros par action.

DBV Technologies rend 4% sur cinq jours de bourse. Nexity recule de 5% sur la semaine. ALD régresse de 6% sur cinq jours...

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