Marchés / bilan hebdomadaire : progression timide pour le CAC40

Marchés / bilan hebdomadaire : progression timide pour le CAC40
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Boursier.com, publié le vendredi 22 décembre 2017 à 17h45

Cette avant dernière semaine de l'année aura permis au CAC40 de timidement progresser de 0,29%, à 5.365 points ce vendredi soir. La réforme fiscale américaine, faisant baisser le taux d'impôt des entreprises américaines à 21%, a tenu en haleine les investisseurs ces derniers jours. Même si les opérateurs ont finalement plutôt appliqué l'adage boursier qui préconise d'acheter la "rumeur" et de vendre la "nouvelle"... L'évolution chaotique du bitcoin, et des crypto-monnaies en général, a également fait couler beaucoup d'encre.

ECO ET DEVISES

La croissance américaine pour le compte du troisième trimestre est ressortie à +3,2% en lecture finale, contre +3,3% précédemment estimé. Le consensus était également logé à +3,3%. Les dépenses réelles de consommation pour le troisième trimestre ont grimpé de 2,2% en comparaison du trimestre antérieur, contre +2,3% de consensus. Enfin, l'indice des prix rattaché au PIB a augmenté de +2,1%, en ligne avec le consensus.

D'après la National Association of Realtors américaine, les reventes de logements aux États-Unis pour le mois de novembre sont ressorties au plus haut niveau en 11 ans. Les reventes ont augmenté de 5,6% en comparaison de la lecture révisée (en hausse) du mois d'octobre.

L'indice des indicateurs avancés mesuré par le Conference Board pour le mois de novembre est ressorti en croissance de 0,4% en comparaison du mois précédent, contre un consensus de place de +0,3% et une progression de +1,2% pour le mois d'octobre.

Le taux d'inflation annuel dans la zone euro a bien atteint 1,5% en novembre, contre 1,4% le mois précédent, annonce Eurostat. L'inflation 'core' a également été confirmée à 1,1%, comme en octobre, suggérant que les pressions inflationnistes sous-jacentes demeurent faibles.

L'indice de confiance des milieux d'affaires allemands compilé par l'Institut Ifo atteint 117,2 points en décembre, contre 117,6 pour le consensus. En novembre, l'indicateur avait atteint 117,5 points. La composante évaluation actuelle ressort à 125,4 points (contre 124,7 au consensus et 124,4 le mois précédente) et la composante des attentes à 109,5 points (vs. 110,7 au consensus et 111 en novembre).

L'Insee est plus optimiste pour l'économie française. L'institut a revu en hausse à 0,6% la croissance du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre contre 0,5% précédemment. Il a aussi relevé celle du premier trimestre, également en hausse de 0,1 point à 0,6%. La croissance du deuxième trimestre a été confirmée à 0,6%. L'économie française est donc bien partie pour enregistrer cette année sa croissance la plus élevée depuis son éphémère rebond d'après-crise de 2011, qui avait atteint 2,1%.

Le climat des affaires s'améliore encore en décembre en France. L'indicateur qui le synthétise, calculé par l'Insee partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité marchande, gagne un point. A 112, il retrouve son niveau de décembre 2007, bien au-dessus de sa moyenne de long terme (100).

Sur le marché des changes, l'euro vaut désormais 1,185$, en hausse de près de 1% sur la semaine. Du côté du pétrole, le baril WTI s'affiche à environ 58$ et le Brent ressort à 64,7$. L'once d'or s'échange autour des 1.266 dollars (+1%).

LES VALEURS

* Vallourec grimpe de 11,8%, après avoir récupéré le soutien de la Société Générale. Le bureau d'études est passé de conserver à acheter en visant 6,05 euros contre 4,63 euros auparavant. Un changement qui illustre une certaine forme de retournement sur la perception du dossier, puisque 47% des avis sont positifs désormais, le meilleur taux sur la valeur depuis 2013. Vallourec partage pourtant toujours les financiers : ils sont aussi 47% à maintenir un biais négatif sur la valeur.

* Gemalto gagne 5,3%. Le chevalier blanc s'appelle Thales (+4%). Le groupe a proposé 51 euros pour acheter le spécialiste des cartes à puces et de la sécurité numérique, contre 46 euros offerts par Atos. Le conseil de Gemalto a unanimement soutenu l'offre de Thales. Le groupe Atos a fait savoir qu'il ne surenchérira pas. Ce revirement de situation influence aussi Worldline (+%) qui avait été indirectement pénalisé par la perspective du rapprochement entre Atos et Gemalto.

* TechnipFMC prend 11,5%, coutenu par la bonne tenu des cours de l'or noir et la signature de plusieurs contrats.

* Eutelsat et SES gagnent respectivement 7,4% et 3,4%. Les deux opérateurs satellitaires sont bien orientés grâce à une étude publiée par Kepler Cheuvreux, dans laquelle le bureau d'études adopte un ton moins sombre sur le secteur, très attaqué depuis quelques mois. Le spécialiste estime que le risque pesant sur le secteur a décru, après les mesures d'adaptation adoptées par les sociétés concernées. Pour jouer la stabilisation, il préfère Eutelsat (recommandation de conserver à achat, objectif de cours 22 euros inchangé) à SES (recommandation d'alléger à conserver, objectif ramené de 18 à 14 euros), qu'il estime plus risqué et correctement valorisé.

* Latécoère s'adjuge 3,3%. La société a obtenu un financement de 55 ME de la Banque européenne d'investissement, pour financer sa transformation dans le cadre du plan 2020. Parallèlement, le groupe réaménage la structure de son endettement au travers la renégociation de son programme d'affacturage et le remboursement de son crédit syndiqué.

* Nokia avance de 3%. Le Finlandais a signé un accord de licence pluriannuel avec le géant chinois des smartphones Huawei, a fait savoir l'entreprise d'Espoo, qui s'emploie à monétiser ses technologies en contractant avec les principaux fabricants mondiaux. Comme ce fut le cas pour les autres accords, le montant en a été tenu secret.

Carrefour progresse de 2,5%. La présence du groupe en Chine est plus que jamais sur la sellette. Depuis que la nouvelle équipe est au chevet de l'entreprise, l'avenir de la filiale locale est fréquemment discuté dans les salles de marché. Plusieurs analystes pensent que Carrefour se doit de faire cesser l'hémorragie, d'autant qu'il est désormais isolé sur place après que ses grands rivaux eurent scellé des partenariats avec des entreprises chinoises majeures (Alibaba / Auchan, JD.com / Walmart...). Les informations internes révélées par 'Capital' vont dans ce sens : Alexandre Bompard aurait mandaté trois banques d'affaires pour céder les filiales en Chine, en Argentine et en Pologne. Le distributeur a néanmoins démenti à l'hebdomadaire avoir contacté des banques conseil.

* Renault (+0,4%). Objet de rumeurs de marché l'été dernier, la succession de Carlos Ghosn à la tête de Renault semble se préciser. 'Les Echos' affirment que des chasseurs de têtes ont été mandatés. Ghosn conserverait la présidence mais passerait les commandes opérationnelles. Des internes, Thierry Bolloré, Thierry Koskas et Stefan Mueller, sont cités. Les noms de Didier Leroy, Carlos Tavares, Patrick Pélata et même Fabrice Brégier circulent.

A l'inverse, Showroomprivé plonge de 31%, après un nouvel un nouvel avertissement sur résultats, le troisième depuis juillet.

* Plastivaloire chute de 14%, sanctionné après des résultats annuels inférieurs aux attentes.

* Technicolor perd 6,6%. L'annus horribilis n'est pas terminée. La société a annoncé que ses résultats seront inférieurs aux attentes en 2017. Il ne s'agit pas du premier avertissement de l'année. Désormais, le curseur est placé à environ 370 ME d'Ebitda, contre "420 à 480 ME" précédemment. En début d'année, le management espérait encore "460 à 520 ME".

* Airbus se replie de 0,8%. Le grand rival Boeing a révélé être en négociations en vue d'un rapprochement avec Embraer. L'avionneur brésilien opère sur des segments désertés par l'Américain, qui sont notamment en concurrence avec ATR et Bombardier, pour les appareils de taille inférieure aux familles A320 et B737. Pour éviter les foudres antitrust, Boeing ne rachètera pas Embraer, mais devrait nouer des coentreprises.

* CGG (-1,6%). Le tribunal américain chargé d'examiner le plan de sauvegarde a entériné la procédure française. L'ordonnance américaine reconnaît la validité du plan et protège désormais la société des demandes de créanciers basés aux Etats-Unis qui ne seraient pas compatibles avec la procédure collective française.

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