Marchés : Italie, Allemagne, un week-end chargé d'incertitudes politiques...

Marchés : Italie, Allemagne, un week-end chargé d'incertitudes politiques...©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 02 mars 2018 à 21h51

Ce week-end est ponctué en Europe par deux événements politiques importants, susceptibles d'influencer les marchés boursiers lundi matin. D'une part, en Allemagne, les militants socio-démocrates du SPD se prononceront sur le projet de coalition avec la CDU-CSU. D'autre part, les Italiens sont appelés aux urnes dimanche pour des élections générales à l'issue particulièrement incertaine, sous la pression des partis populistes et anti-européens...

Or, les marchés financiers sont restés jusqu'ici sereins à l'approche de ces scrutins, et les secousses ces dernières semaines ont été davantage provoquées par les craintes de hausses des taux d'intérêts dans le monde.

Les concessions de Merkel suffisantes pour convaincre les militants du SPD ?

En Allemagne, après de nombreuses péripéties pour former un nouveau gouvernement, les investisseurs tablent sur un feu vert des militants du SPD, malgré une fronde menée par les jeunes du parti. En effet, la chancelière Angela Merkel a fait d'importantes concessions, accordant beaucoup de ministères d'importance aux sociaux-démocrates (Affaires étrangères, Finances et Affaires sociales).

En Italie, l'indice boursier MIB progresse légèrement (+0,3%) depuis le début de l'année et l'écart entre les taux italiens et le Bund allemand a augmenté, mais sans connaître de dérapage signalant une perte de confiance dans Rome. Les marchés ont été soulagés par le fait que les grandes banques italiennes ont désormais été assainies et que la BCE surveille attentivement les petites banques encore chargées de créances douteuses. D'autre part, la croissance italienne se porte mieux avec une hausse du PIB d'environ 1,5% en 2017 et de 1,6% prévue en 2018, selon les économistes.

Vers un parlement sans majorité, mais faible risque de sortie de l'euro

Enfin, le risque d'une sortie de l'euro de l'Italie paraît désormais faible, car les partis politiques qui suggéraient d'organiser un référendum ont pour l'instant mis cette proposition en arrière plan, tirant peut-être une leçon de l'échec de Marine Le Pen en France. Selon les analystes politiques, le risque qui effraie le plus les marchés financiers, à savoir une victoire nette du parti populiste et eurosceptique 5 Etoiles, serait extrêmement faible.

L'issue la plus probable du scrutin est un parlement sans majorité, qui ouvrirait la voie à une période de négociations en vue de former une coalition, avec le risque d'une instabilité politique.

Avant l'embargo sur les sondages (deux semaines avant le scrutin, selon la loi italienne), la coalition entre Forza Italia et son principal allié de la Ligue du Nord était donnée gagnante, mais sous la barre des 40%. Or, la loi électorale prévoit que la majorité des sièges peut revenir au parti et/ou à la coalition qui remporte entre 40 et 45% des voix...

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