Marchés : l'Asie termine la semaine en nette hausse

Marchés : l'Asie termine la semaine en nette hausse©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 17 avril 2020 à 07h36

Fin de semaine dans le vert dans la zone Asie-Pacifique, à l'image de la hausse de la Bourse de Tokyo qui remonte de 2,8%, tandis que Seoul grimpe de 3,5%, Hong Kong prend 2,5%, Taiwan s'adjuge +2% avec Bombay. Les progressions sont de 1,8% à Sydney, +1,3% à Singapour et de +1,2% à Shanghai, alors que l'économie chinoise s'est contractée au premier trimestre pour la première fois depuis au moins 1992, accentuant la pression sur Pékin pour qu'il engage des mesures supplémentaires pour contrer les effets de la crise sanitaire...
Le produit intérieur brut de la Chine a ainsi chuté de 6,8% en rythme annuel sur la période janvier-mars, montrent des données officielles publiées ce vendredi, un déclin supérieur au consensus qui ressortait à -6,5% après une croissance de 6% au quatrième trimestre 2019. D'un trimestre sur l'autre, le PIB a même glissé de 9,8% sur la période janvier-mars, contre un consensus de -9,9% et après une croissance de 1,5% au trimestre précédent...

Signe encourageant pour la deuxième puissance économique mondiale, toutefois, le déclin moins important qu'attendu de la production industrielle en mars, qui suggère que les efforts des autorités pour faire redémarrer l'économie après sa paralysie en février portent leurs fruits. D'après des données publiées séparément ce vendredi, la production industrielle chinoise a ainsi décliné moins nettement qu'attendu en mars en rythme annuel, à -1,1%. Les ventes au détail ont chuté de 15,8% sur la même période.

Trump a un plan

La Bourse de New York a terminé de son côté en légère hausse jeudi soir, malgré l'annonce d'un nouveau bond du nombre de demandeurs d'emploi la semaine dernière face à la crise du coronavirus. Le pétrole WTI est resté scotché sous le seuil de 20$ le baril face au plongeon de la demande mondiale, que les coupes de production annoncées ne suffiront pas à compenser.
A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,14% à 23.537 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,58% à 2.799 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a pris 1,66% à 8.532 pts. Le Nasdaq a notamment été soutenu par les valeurs de la santé et d'internet, dont Amazon (+4,3%) et Netflix (+2,9%) qui ont tous deux fini sur des records historiques.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi soir les directives de l'Etat fédéral pour faire redémarrer l'économie américaine, qui se fera en trois étapes. Trump n'a pas fixé de date précise, laissant aux gouverneurs des 50 Etats la mission de piloter le calendrier de la levée des mesures de restrictions prises pour juguler la propagation du coronavirus. Le président américain a donc renoncé à son projet évoqué en début de semaine de commencer à relâcher les mesures de restriction à partir du 1er mai dans de nombreux Etats. Les gouverneurs décideront du calendrier, mais ils devront se baser sur des données "vérifiables" requises par Washington pour franchir les 3 étapes en évitant le risque d'une nouvelle vague de contaminations...

En début de semaine, une polémique avait éclaté entre Donald Trump et les gouverneurs démocrates de 9 Etats, qui s'étaient regroupés pour planifier leur sortie de crise. Le président leur avait rappelé mardi que dans ce domaine, "l'autorité du président est totale". Jeudi soir, il a tempéré en affirmant lors d'une conférence de presse depuis la Maison Blanche que "les gouverneurs seront habilités à adapter leur approche aux circonstances qui dominent dans leur Etat"..."Sur la base des dernières données, notre équipe d'experts est désormais d'accord pour dire que nous pouvons entamer la prochaine phase de notre guerre, que nous appelons : Faire redémarrer l'Amérique", a-t-il ajouté...

Trois phases

Pour entamer le processus et entrer en Phase 1, les Etats devront avoir observé pendant 14 jours une baisse du nombre de cas de Covid-19 et les hôpitaux ne devront pas être sous tension. Une fois admis en Phase 1, ils pourront rouvrir certaines activités dont les salles de sport, les restaurants, les cinémas et les lieux de culte, tout en continuant de respecter les mesures de distanciation sociale et les mesures d'hygiène. Les établissements scolaires resteront fermés, le télétravail restera préconisé, et les déplacements non essentiels resteront proscrits.
Si pendant une période de 14 jours suivant l'entrée en Phase 1, les cas de Covid-19 n'ont pas rebondi, les Etats pourront entrer en Phase 2. Les établissements scolaires pourront alors rouvrir, les voyages reprendre partiellement, et les lieux d'accueil (stades etc.) pourront aussi reprendre leur activité en respectant des protocoles de distanciation.
Le passage en Phase 3 (retour à la quasi-normale) est lui aussi conditionné à une nouvelle période de 14 jours sans résurgence de la maladie. A noter que les personnes les plus vulnérables devront rester confinées dans les Phase 1 et 2 et les visites dans les Ehpad resteront interdites ou fortement limitées avant la Phase 3.

Certains Etats pourraient redémarrer "littéralement demain"...

Les Etats-Unis ont recensé plus de 660.000 cas de Covid-19 et plus de 32.000 morts, mais des signes de ralentissements ont été enregistrés, notamment dans l'Etat de New York, le plus touché. "Quand vous regardez le Montana, le Wyoming, le Dakota du Nord ", des Etats relativement épargnés par la pandémie, "c'est très différent de New York, c'est très différent du New Jersey", les plus touchés, a relevé Donald Trump. Certains Etats pourraient redémarrer "littéralement demain", a-t-il estimé.

En s'appuyant sur une généralisation des tests de dépistage, il faudra ensuite "identifier rapidement et répondre à toute résurgence du virus", a-t-il poursuivi. "Nous serons très vigilants pour empêcher le virus de revenir par l'étranger", a encore expliqué Donald Trump. Sur les devises, l'euro pointe ce matin à 1,0875$.

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