Mersen envisage un retour à la croissance

Mersen envisage un retour à la croissance©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 11 mars 2021 à 08h36

Mersen évoque une bonne performance dans le contexte sans précédent de 2020, portée par les marchés de développement durable. Mersen réalise en 2020 un chiffre d'affaires consolidé de 847 millions d'euros, soit un retrait organique de 11,4% par rapport à 2019. En tenant compte, d'une part, des effets de change négatifs de plus de 18 millions d'euros et, d'autre part, de l'intégration d'AGM Italy, GAB Neumann et Americarb, ce retrait est de 10,8%. Au global, les principaux marchés de développement durable (énergies renouvelables, électronique et transports verts) ont été stables sur l'année, tandis que les autres marchés se sont contractés de 19%.

Mersen évoque une bonne performance dans le contexte sans précédent de 2020, portée par les marchés de développement durable. Mersen réalise en 2020 un chiffre d'affaires consolidé de 847 millions d'euros, soit un retrait organique de 11,4% par rapport à 2019. En tenant compte, d'une part, des effets de change négatifs de plus de 18 millions d'euros et, d'autre part, de l'intégration d'AGM Italy, GAB Neumann et Americarb, ce retrait est de 10,8%. Au global, les principaux marchés de développement durable (énergies renouvelables, électronique et transports verts) ont été stables sur l'année, tandis que les autres marchés se sont contractés de 19%.

En dépit de la baisse du chiffre d'affaires, le groupe a résisté à la fois en EBITDA et en résultat opérationnel courant, grâce une flexibilisation importante de ses coûts. Cette flexibilisation a été facilitée par le recours au chômage partiel sur certains sites et, plus marginalement, par des subventions (principalement en Chine). L'EBITDA s'élève à 122,9 millions d'euros. Il représente 14,5% du chiffre d'affaires contre 16,3% en 2019. Le résultat opérationnel courant atteint 68,6 millions d'euros en 2020, soit une marge opérationnelle courante de 8,1%, en retrait de 270 points de base par rapport à 2019, en raison principalement de la baisse des volumes. Les gains de productivité ont compensé l'inflation des coûts principalement salariaux. Les économies conjoncturelles (baisse des frais de voyages en particulier) ont plus que compensé les surcoûts (achats de masques notamment). Le résultat net part du Groupe est de -12 millions d'euros, contre 57,3 ME en 2019.

Les activités opérationnelles ont généré au cours de l'année un flux de trésorerie de près de 133 millions d'euros, contre 123 millions d'euros l'année précédente.

L'endettement financier net à fin 2020 atteint 180,2 millions d'euros, en baisse sensible par rapport à fin 2019 (218,2 millions d'euros). Le retour sur capitaux employés (ROCE) atteint 7,8% (11,8% en 2019). Le groupe maintient une structure financière solide, avec des ratios d'endettement financier net sur EBITDA de 1,65x et d'endettement financier net sur fonds propres de 33%.

Le Conseil d'administration proposera à l'Assemblée générale des actionnaires qui se tiendra le 20 mai 2021 le versement d'un dividende de 0,65 euro par action en numéraire. Il en résulterait une distribution totale d'environ 13,5 millions d'euros, 39% du résultat net pdg retraité de 35 millions de charges directement liées au contexte de l'année 2020 (charges de restructurations, dépréciations d'actifs liées à des marchés en forte baisse, dépréciation d'impôts différés), en ligne avec la politique du groupe. Le dividende sera mis en paiement le 8 juillet.

Pour 2021, dans l'environnement incertain actuel et sous réserve de la non-dégradation des conditions sanitaires actuelles, Mersen s'appuie sur ses bases solides pour viser un retour à la croissance. Le CA serait ainsi en croissance organique de 2 à 6%, en fonction du rythme de la reprise en Europe et aux Etats-Unis, notamment dans les industries de procédés. La marge opérationnelle courante serait comprise entre 8 et 8,8%, en tenant compte des effets positifs du plan d'adaptation et des impacts négatifs de la plus forte charge d'amortissements, ainsi que de la moindre prise en charge du chômage partiel. Les coûts non courants résiduels du plan d'adaptation seront de l'ordre de 5 ME ; en cash, les coûts décaissés de ce même plan s'élèveront à environ 17 ME, provenant en grande partie de charges déjà comptabilisées en 2020.

Poursuivant son programme d'investissements, Mersen devrait dépenser entre 70 et 80 ME en 2021. Hors investissements de maintenance et de productivité, plus de 40% des dépenses seront consacrées aux marchés de forte croissance, notamment les marchés des semi-conducteurs SiC, du véhicule électrique et du solaire et 35% au lancement opérationnel du site de Columbia (Etats-Unis).

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