Michelin : "projet de simplification et de compétitivité"

Michelin : "projet de simplification et de compétitivité"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 06 janvier 2021 à 08h53

Michelin engage un projet de simplification et de compétitivité afin d'accompagner l'évolution de ses activités en France. Le groupe prévoit un accord-cadre d'une durée de trois ans excluant tout licenciement et qui ne repose pas sur des fermetures de sites. Il réaffirme par ailleurs ses ambitions de développement en France. Le groupe pourrait supprimer jusqu'à 2.300 emplois. Près de 60% des départs envisagés se feraient sur la base de départs anticipés en retraite, le reste par des départs volontaires accompagnés.

Le groupe réaffirme ses ambitions de développement en France, consolidant son positionnement sur les pneumatiques haut de gamme et de spécialités, tout en y poursuivant la localisation de nouvelles activités à forte valeur ajoutée, notamment dans les domaines des services, des matériaux durables, de la transition énergétique et du recyclage.

Michelin est confronté depuis une dizaine d'années à de profondes transformations structurelles du marché mondial du pneumatique, marqué notamment par l'arrivée massive de produits à bas coûts. Le groupe doit donc accompagner les évolutions stratégiques de ses activités pour préparer l'avenir. C'est le cas notamment en France où la vitalité de ses positions passe par un renforcement significatif de sa compétitivité.

Le groupe compte ainsi moderniser ses sites et renforcer son positionnement sur des pneumatiques haut de gamme et de spécialités, à haute plus-value technologique. En parallèle, Michelin poursuit sa stratégie de localisation en France de nouvelles activités à forte valeur ajoutée, notamment dans les domaines des services, des matériaux durables, de la transition énergétique et du recyclage.

Il fera ainsi évoluer ses activités dans le pays dans le cadre d'un plan de compétitivité sur trois ans pour l'ensemble des activités industrielles et tertiaires "en s'appuyant sur une approche innovante de dialogue social".

Le groupe envisage "une amélioration de sa compétitivité pouvant aller jusqu'à 5% par an pour les activités tertiaires ; et pour l'industrie, jusqu'à 5 % par an, chiffre qui peut varier selon l'activité du site et son exposition à la concurrence".

Cela pourrait signifier d'ici trois ans une réduction de postes pouvant aller jusqu'à 2.300 (jusqu'à 1.100 postes pour le tertiaire, jusqu'à 1.200 postes pour l'industrie). Près de 60% des départs envisagés se feraient sur la base de départs anticipés à la retraite et le reste par des départs volontaires accompagnés. Pour tout poste supprimé, Michelin s'engage à contribuer à en recréer un autre, soit dans le cadre du développement de ses nouvelles activités, soit en prenant part à la redynamisation des bassins d'emplois, dans un calendrier réaliste.

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