Nouveau krach sur le marché pétrolier

Nouveau krach sur le marché pétrolier©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 18 mars 2020 à 16h22

Nouveau krach sur le marché pétrolier. Le baril de brut léger américain creuse ses pertes et plonge désormais de près de 15% à 23,4 dollars, au plus bas depuis 2002 ! Le Brent de la mer du Nord recule de son côté de 9,5% à 26$ pour le contrat à terme de mai, sur un plancher de 16 ans. Les deux contrats sont en route pour essuyer une baisse trimestrielle d'environ 60%, la plus forte depuis les années 1980.

Effondrement de la demande...

Les mesures de confinement mises en place à travers le monde et les restrictions de voyage sont à l'origine d'une chute de la consommation d'or noir. "L'effondrement de la demande de pétrole dû à la propagation du coronavirus semble de plus en plus prononcé", affirme par exemple Goldman Sachs, prévoyant une chute des prix du Brent jusqu'à 20 dollars au deuxième trimestre. La banque d'affaires prévoit une contraction de la demande de 8 millions de barils par jour (bpj) d'ici la fin mars et une baisse annuelle de 1,1 million bpj en 2020, ce qui serait, selon elle, la plus importante jamais enregistrée.

Et hausse de la production...

Du côté de l'offre, le marché est plombé par la guerre entre l'Arabie saoudite et la Russie, qui ont mis fin le 6 mars dernier à l'accord Opep+ de réduction concertée de la production. Riyad a confirmé ce matin sa stratégie visant à augmenter sa production et à réduire ses prix afin de gagner des parts de marché... Le ministère saoudien de l'énergie a en effet ordonné à Saudi Aramco de continuer à fournir du pétrole brut à un niveau de 12,3 millions de barils par jour au cours des prochains mois.

"L'Arabie saoudite a décidé d'inonder le marché de pétrole alors qu'elle cherche à gagner des parts de marché en augmentant sa production jusqu'à son niveau maximum", explique à 'Bloomberg' Amrita Sen, analyste pétrolier chez Energy Aspects à Londres. Une décision qui vise clairement à mettre en difficulté les producteurs aux coûts les plus élevés comme les sociétés russes et américaines.

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