Oceasoft atténue sa perte en 2018

Oceasoft atténue sa perte en 2018©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 12 mars 2019 à 21h45

Oceasoft poursuit son développement sur l'exercice 2018. Après un 1er semestre stable (+1%), la croissance s'est accélérée au second semestre (+11%) pour atteindre +6% en variation annuelle.

Ce rythme de croissance est soutenu par l'activité à l'export qui augmente de +11% et représente désormais 56% du chiffre d'affaires global (8,07 millions d'euros). Cette bonne performance s'explique principalement par la croissance de la zone EMEA (+35%) portée par le dynamisme des ventes indirectes alors que le chiffre d'affaires aux Etats-Unis croît de 3,4% en dollars (stable en euros). L'activité en France est pour sa part en légère hausse (+1%).

Cette progression, couplée à la politique de contrôle des dépenses mise en place depuis le début de l'année 2018 permet à Oceasoft de diviser par 2 sa perte d'Ebitda, ainsi ramenée à -465 kE (-916 kE en 2017), et ce en dépit de charges non récurrentes de l'ordre de 200 kE en 2018.

Après prise en compte des amortissements, la perte d'exploitation ressort à -1,08 ME, en nette amélioration par rapport à 2017 où elle atteignait -1,52 ME.

Le résultat financier bénéficie de variations de change favorables et de la liquidation d'un contrat de capitalisation et ressort ainsi à +280 kE (-360 kE en 2017) permettant à Oceasoft de diminuer sa perte nette de 57% à -806 kE sur l'exercice (-1,891 kE en 2017).

Situation financière

Après la dégradation observée au cours du 1er semestre 2018, le niveau de trésorerie s'est partiellement reconstitué au 31 décembre 2018, notamment par la mise en place d'outils permettant l'amélioration du besoin en fond de roulement d'exploitation (affacturage, cession Dailly) sécurisant ainsi les besoins à court terme. Le niveau de trésorerie disponible s'établit ainsi à 960 kE au 31 décembre 2018.

Oceasoft bénéficie en outre de crédits d'impôts pour un montant de 1,25 ME pour lequel elle est éligible à un remboursement au regard de ses déficits fiscaux et de son statut de PME au sens communautaire. Une partie du remboursement de ces crédits reste suspendue aux opérations de vérification de comptabilité engagée par l'administration au mois de décembre 2018, la société ne disposant à ce jour d'aucun élément lui permettant d'estimer les conclusions de la vérification en cours.

L'endettement financier est constitué de financements long terme consentis par Bpifrance au titre des activités de R&D pour un montant de 1,8 ME (prêts à taux zéro innovation) et d'un préfinancement du CIR de l'année 2017 pour 315 kE. Oceasoft est entré en discussion avec ses partenaires financiers, notamment Bpifrance, en vue d'obtenir une franchise de remboursement.

Perspectives

Oceasoft a pour objectif de réaliser une croissance plus dynamique en 2019, conforme aux progressions observées sur les exercices 2016 et 2017. Couplée à l'effet année pleine de la réduction des dépenses d'exploitation, cette croissance devrait permettre de renouer avec un Ebitda positif en 2019.

Oceasoft poursuit par ailleurs des discussions avec l'un de ses partenaires en vue d'un accord stratégique portant à la fois sur des aspects commerciaux et capitalistiques. Dans l'attente de la finalisation de ces discussions, et indépendamment de ce projet de partenariat, la société envisage différentes options pour financer la poursuite de son développement et sécuriser sa trésorerie à moyen terme.

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