Orange : le marché n'est pas convaincu

Orange : le marché n'est pas convaincu©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 03 décembre 2020 à 13h51

On sait désormais comment Orange va dépenser son petit trésor de guerre de 2,2 milliards d'euros récupéré auprès de l'Etat après une décision du Conseil d'Etat en sa faveur au sujet d'un ancien litige fiscal. Une répartition qui ne semble guère au goût du marché puisque le titre abandonne 2,5% à 10,5 euros ce jeudi, confirmant sa sous-performance par rapport au CAC40 depuis le début de l'année.

L'opérateur, qui avait déjà fait part de son souhait de répartir ce jackpot entre ses actionnaires, des projets industriels et les employés, va lancer une offre publique d'acquisition volontaire conditionnelle sur l'ensemble des actions d'Orange Belgium qu'il ne détient pas encore, soit 47,1% du capital. Au prix de l'offre, soir 22 euros par action, l'opération représente 620 millions d'euros.

Le Conseil d'administration d'Orange s'est également prononcé sur les grandes lignes d'une Offre Réservée au Personnel en France et à l'étranger pour un volume total d'environ 30 millions d'actions, avec pour objectif que les salariés détiennent à terme 10% du capital. Il s'est aussi dit favorable au versement d'un dividende exceptionnel de 0,20 centimes d'euro par action au titre de 2020. Enfin, une partie des fonds sera consacrée aux engagements sociétaux du groupe pour la neutralité carbone d'ici 2040 et l'égalité numérique.

Bryan Garnier ('achat') considère le rachat des minoritaires d'Orange Belgium comme une opération opportuniste compte tenu du cours actuel de l'action, qui a été sévèrement touché par la crise de la covid-19. Mais le broker n'identifie pas de synergies spécifiques au-delà de l'alignement des intérêts, de la réduction des fuites de dividendes minoritaires et d'une éventuelle baisse des coûts de cotation. Il se félicite en revanche du dividende exceptionnel de 0,2 euro qui compense le baisse du dividende 2020. En ce qui concerne le plan d'actionnariat salarié, on ne sait pas encore comment il sera financé (rachat d'actions sur le marché ou augmentation de capital), mais le courtier pense que l'augmentation de l'actionnariat salarié va dans la bonne direction.

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