Orange : pas de désengagement de l'Etat en vue, selon Stéphane Richard

Orange : pas de désengagement de l'Etat en vue, selon Stéphane Richard©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 09 novembre 2017 à 20h51

Un désengagement de l'Etat français du capital d'Orange ne semble pas d'actualité à ce stade, a déclaré jeudi le PDG de l'opérateur télécoms Stéphane Richard. "Je ne crois pas qu'elle soit vraiment à l'ordre du jour aujourd'hui", a ainsi réagi le patron d'Orange, interrogé sur une possible cession de la part de l'Etat, qui détient 23% du capital du groupe. Ces 23% sont valorisés à environ 8,7 MdsE au cours de Bourse actuel de l'action Orange.

"Pour la question de l'actionnariat futur du groupe, tout dépendra du calendrier et des modalités d'une éventuelle sortie de l'Etat, que je ne souhaite pas particulièrement", a ainsi déclaré à l'agence 'Reuters' Stéphane Richard en marge d'un déplacement à Laval en Mayenne, consacré au déploiement de la fibre optique.

En juillet dernier, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé que l'Etat allait procéder à d'importantes cessions de participations qu'il détient dans des entreprises, afin d'alimenter un fonds pour l'innovation, qui sera doté de 10 milliards d'euros.

Des cessions de titres Renault et Engie déjà réalisées

Depuis, les rumeurs vont bon train sur les sociétés susceptibles d'être concernées par ces cessions. Orange fait partie des candidats potentiels aux côtés d'Aéroports de Paris (Groupe ADP), de la Française des Jeux (FDJ) ou encore de Safran.

D'ores et déjà, l'Etat a vendu début novembre pour 1,2 milliard d'euros les 4,73% du capital du groupe automobile Renault qu'il avait acquis en 2015. Il a aussi cédé début septembre 4,5% du producteur et fournisseur de gaz et d'électricité Engie pour 1,53 MdE.

Concernant Orange, les télécoms ne sont pas cités parmi les secteurs jugés souverains par la puissance publique, à la différence de l'énergie nucléaire, la défense et les mines.

Un désengagement progressif d'Orange n'est pas exclu

Pendant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était dit prêt dans un entretien au site 'ElectronLibre' à faire évoluer le capital d'Orange, tout en soulignant que la présence de l'Etat stabilisait l'actionnariat de l'opérateur historique. En outre, la présence de l'Etat reste justifiée par le rôle majeur d'Orange dans le déploiement d'internet à très haut débit en France et par ses actifs stratégiques comme les câbles sous-marins.

Stéphane Richard a ainsi affirmé jeudi que "je n'imagine pas que l'Etat pourrait sortir d'un seul coup et brutalement du capital de l'entreprise (...) On peut parfaitement gérer aujourd'hui un désengagement progressif de l'Etat, sans que la question d'un actionnaire de substitution ne se pose", a-t-il poursuivi.

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