Où il est question d'Airbus A380, d'Enders et de Brégier...

Où il est question d'Airbus A380, d'Enders et de Brégier...

Tom Enders EADS

Boursier.com, publié le jeudi 14 décembre 2017 à 07h43

L'actualité est chargée en fin d'année pour Airbus. Si le groupe devrait tenir ses objectifs, le flou règne sur l'avenir de l'équipe de direction. Un conseil a lieu aujourd'hui.

Le rythme de production de l'A380 d'Airbus devrait descendre à six ou sept unités par an, a confirmé le directeur des opérations d'Airbus, Fabrice Brégier, lors d'une cérémonie de remise du très gros porteur dans sa nouvelle configuration cabine à Singapore Airlines. En l'absence de nouvelles commandes, le carnet se vide. L'industriel a déjà prévu de réduire sa cadence annuelle à 12 unités en 2018 et 8 unités en 2019. L'objectif est de conserver une charge en atelier jusqu'à de nouvelles commandes, car Airbus espère toujours convaincre de nouveaux transporteurs d'utiliser son géant des airs. Pour l'instant, le groupe a par exemple échoué à séduire les opérateurs chinois, alors qu'il estime que le marché local est particulièrement adapté à l'A380. En parallèle, le principal client de l'avion, Emirates, milite toujours pour une version modernisée.

Des tensions en haut lieu

En coulisses, l'actualité est toute aussi morose. Airbus réunit aujourd'hui son dernier conseil de l'année, où il sera question de l'avenir de Tom Enders et de Fabrice Brégier, qui sont sur la sellette depuis quelques semaines, notamment à cause des enquêtes en cours sur un vaste système de pots-de-vin. Le 'Financial Times' rappelle ce matin que dans une affaire similaire, les autorités britanniques avaient exigé un renouvellement complet des hauts dirigeants de Rolls-Royce avant d'autoriser une transaction pour faits de corruption. Ces derniers jours, il se murmurait qu'Enders ne briguera pas un troisième mandat en 2019. Mais les événements lui permettront-ils de tenir jusque-là ? D'autres rumeurs laissaient entendre que Brégier ne manquait pas de savonner la planche de son patron, mais le COO est désormais aussi sur la sellette. Cependant, une source proche du dossier a révélé au 'FT' que Fabrice Brégier n'a pas l'intention de quitter le navire, loin de là. Il fait le job. Il n'a aucune raison de partir, a-t-elle déclaré. L'intéressé lui-même joue la surprise. La garde rapprochée de Tom Enders, elle, prendrait le contrepied en pronostiquant que le départ du COO précéderait sans doute celui du CEO... Ambiance.

 
1 commentaire - Où il est question d'Airbus A380, d'Enders et de Brégier...
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    DITES-MOI -

    Y aurait-il des grosses turbulences, chez Airbus?
    Ancien de la Boite, j'en ai connu de pires, et on s'en est toujours sorti !
    Cette fois encore, "ça va passer, ça va le faire!"

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