Pénurie de "puces" : réunion à la Maison Blanche ce lundi !

Pénurie de "puces" : réunion à la Maison Blanche ce lundi !
semiconducteur

Boursier.com, publié le vendredi 09 avril 2021 à 23h40

Face à la pénurie mondiale de semi-conducteurs, qui pénalise les industriels de nombreux secteurs, de l'automobile à l'électroménager, l'administration de Joe Biden va réunir lundi des dirigeants des entreprises concernées, afin d'étudier la manière de renforcer la fabrication de ces composants aux Etats-Unis.

Face à la pénurie mondiale de semi-conducteurs, qui pénalise les industriels de nombreux secteurs, de l'automobile à l'électroménager, l'administration de Joe Biden va réunir lundi des dirigeants des entreprises concernées, afin d'étudier la manière de renforcer la fabrication de ces composants aux Etats-Unis.

La Maison Blanche a ainsi annoncé vendredi qu'elle tiendrait lundi un sommet virtuel avec les dirigeants de 19 groupes américains ou implantés aux Etats-Unis, parmi lesquels les deux principaux producteurs mondiaux, Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) et GlobalFoundries, et d'autres concepteurs ou producteurs de "puces", dont Intel, Samsung, NXP, Micron et Skywater technology.

Seront aussi présent les patrons de géants d'internet, des télécoms et de l'informatique, dont Alphabet (maison mère de Google), HP Inc, Dell ou encore AT&T, ainsi que les géants automobiles et leurs équipementiers, dont Ford Motor, General Motors, Stellantis, Cummins, Paccar et Piston Group. Le groupe de technologies médicales Medtronic devrait aussi être représenté.

Les semi-conducteurs jugés "biens essentiels"

La réunion sera dirigée par le directeur du Conseil économique de la Maison-Blanche, Brian Deese, et par le conseiller pour la sécurité nationale, Jake Sullivan. La secrétaire au Commerce, Gina Raimondo, y participera également, a précisé la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki.

Ils discuteront des "mesures visant à renforcer la résilience des chaînes d'approvisionnement américaines pour les semi-conducteurs et d'autres domaines clés", a indiqué la Maison-Blanche. Signe de l'ampleur du problème, Joe Biden avait signé fin février un décret pour passer au crible les chaînes d'approvisionnement des biens jugés "essentiels", dont les semi-conducteurs.

La pénurie de composants, provoquée par une conjonction de facteurs liés à la crise du coronavirus, a entraîné ces derniers mois des ralentissements voire des interruptions de production de nombreux produits à travers le monde, notamment dans les usines automobiles. La grande majorité de la production de ces composants est concentrée en Asie, ce qui a posé la question de la dépendance de l'industrie mondiale envers quelques acteurs asiatiques...

Intel et TSMC prévoient des investissements géants dans l'Arizona

Pour faire face à la demande, le premier fondeur mondial de "semis", Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) a annoncé le 5 avril son intention d'investir 100 milliards de dollars au cours des trois prochaines années afin d'accroître ses capacités. Le géant taiwanais est notamment en train de construire sa deuxième usine aux Etats-Unis, en Arizona, un investissement de 12 Mds$ annoncé en 2020. En mars dernier, la presse locale américaine a cependant affirmé que TSMC pourrait tripler cet investissement pour le porter à 35 Mds$ pour atteindre six usines sur ce site de l'Arizona.

Le 23 mars, l'américain Intel a de son côté annoncé son intention d'investir 20 Mds$ pour construire deux nouvelles unités de production de microprocesseurs aux Etats-Unis, lui aussi en Arizona. Intel, qui dispose déjà de 4 usines aux Etats-Unis, a précisé que son choix avait des "implications de sécurité nationale", au moment où les Etats-Unis et la Chine s'affrontent pour dominer les technologies mondiales.

Par ailleurs, alors que le secteur des semi-conducteurs est au plus haut en Bourse, des sources citées par 'Bloomberg' ont indiqué vendredi que le fonds souverain d'Abu Dhabi, propriétaire de GlobalFoundries (dont le siège est aux Etats-Unis, en Californie), envisage d'introduire le groupe en Bourse, où il pourrait être valorisé environ 20 milliards de dollars. Les délibérations n'en sont qu'à leurs débuts, et les détails de l'opération pourraient encore changer, précisent les sources de l'agence.

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