Petite hausse pour le CAC40 sur la semaine, Technicolor et Ingenico dévissent

Petite hausse pour le CAC40 sur la semaine, Technicolor et Ingenico dévissent
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Boursier.com, publié le vendredi 23 février 2018 à 17h45

Petite semaine de pause pour le CAC40. Après trois semaines de fortes variations, l'indice parisien affiche une hausse de 0,68% sur cinq séances, à 5.317 points ce vendredi soir. Les interventions des grands argentiers mondiaux ont encore pesé sur les indices. La publication des minutes de la Fed mercredi, qui laissaient craindre un rythme de resserrement monétaire plus rapide que prévu, avait provoqué un début d'incendie sur les marchés obligataires (le dix ans américain a touché un plus haut de quatre ans). L'intervention de James Bullard, le président de la Fed de Saint-Louis, a permis de calmer un peu le jeu, mais les opérateurs attendent maintenant avec frilosité l'audition de Jérôme Powell, le nouveau président de la Réserve fédérale américaine, par la commission des services financiers de la Chambre des représentants.

Les minutes de la BCE ont pour leur part permis de voir que les responsables de l'Institution avaient exclu en janvier toute évolution de leur discours dans l'immédiat, même à la marge, en jugeant prématuré de préparer les esprits à une normalisation de la politique monétaire étant donné la faiblesse persistante de l'inflation dans la zone euro.

Les multiples publications d'entreprises ont également animé la cote ces derniers jours. Il ne fallait pas décevoir le marché sous peine d'être lourdement sanctionné. Technicolor, Ingenico, Valeo ou encore Vallourec peuvent en témoigner. Du coté des bonnes nouvelles, on notera les résultats de bonne facture de Saint-Gobain, Nexity, Arkema ou encore Groupe ADP.

ECO ET DEVISES

D'après la National Association of Realtors américaine, les reventes de logements existants pour le mois de janvier sont ressorties en baisse de 3,2%, sur un rythme de 5,38 millions d'unités, contre un consensus de place logé à 5,65 millions. En glissement annuel, la baisse des reventes de logements atteint 4,8%.

Confirmant ses données initiales, Eurostat a indiqué que les prix à la consommation ont reculé en séquentiel de 0,9% le mois dernier dans la zone euro. Sur un an, ils augmentent de 1,3% après une hausse de 1,4% en décembre. L'inflation 'core', qui exclut les prix des produits alimentaires non transformés et de l'énergie, ressort à-1,3% sur un mois et à +1,2% sur un an, en accélération par rapport au rythme de 1,1% des trois derniers mois.

La croissance allemande a été confirmée à 0,6% au quatrième trimestre, par l'Office fédéral de la statistique. Le PIB a progressé au cours des quatre trimestres de 2017, avec des hausses respectives de 0,9%, 0,6% et 0,7% au cours des trois premiers. En glissement annuel, la croissance, ajustée des effets calendaires, ressort à 2,9% sur les trois derniers mois de 2017. Sur l'ensemble de 2017, la croissance atteint 2,2%. Toutes les données préliminaires sont ainsi confirmées.

L'indice de confiance des milieux d'affaires allemands compilé par l'Institut Ifo atteint 115,4 points en février, un niveau inférieur aux attentes (117,1 pour le consensus). En janvier, l'indicateur avait atteint 117,6 points. La composante évaluation actuelle ressort à 126,3 points (contre 127 au consensus et 127,7 en janvier) et la composante des attentes à 105,4 points (vs. 107,9 au consensus et 108,4 le mois précédent).

L'indice du climat des affaires en France, calculé par l'Insee à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité marchande, perd deux points en février après un léger repli en janvier. Il ressort ainsi à 109 mais reste bien au-dessus de sa moyenne de longue période (100).

Pas de surprise au niveau des prix à la consommation en France. Confirmant globalement ses données préliminaires, l'Insee indique que l'indice des prix à la consommation harmonisé aux normes européennes (IPCH) se replie légèrement (-0,1%) en janvier après un rebond de 0,4% en décembre. Sur un an, l'indice accélère à +1,5% après +1,2% le mois précédent. L'inflation annuelle globale ressort à 1,3% en janvier (1,4% annoncé initialement) après +1,2% en novembre et décembre.

Sur le marché des changes, l'euro vaut désormais 1,229$, en repli d'environ 1% sur la semaine. Du côté du pétrole, le baril WTI s'affiche à environ 63,3$ et le Brent ressort à 67$. L'once d'or s'échange autour des 1.329 dollars (-1,8%).

LES VALEURS

* Nexity bondit de 11,3% après avoir profité à plein de la vitalité du marché immobilier français en 2017. Le groupe a dépassé toutes ses prévisions...

* Edenred grimpe de 9,3%. La société a dépassé ses objectifs et le consensus de place en 2017, notamment au niveau de la génération de liquidités, qui permet d'afficher un endettement moins élevé que prévu et de servir un dividende plus élevé que ce que le marché prévoyait. Le management se montre plutôt confiant pour 2018.

* Sopra Steria (+7,1%). La SSII a rempli ou dépassé deux de ses trois objectifs : la croissance organique est supérieure aux attentes et la marge est conforme aux prévisions. En revanche, des éléments ponctuels ont pesé sur la génération de trésorerie, qui est décevante. Une situation qui devrait s'améliorer en 2018, mais sans doute pas aussi vite que le marché ne l'espérait.

* Arkema s'adjuge 6,2%. Le chimiste a réalisé une très belle année 2017 avec des comptes supérieurs aux attentes du marché et estime pouvoir faire progresser son Ebitda cette année. Les analystes ont salué cette publication.

* M6 avance de 5,6%, après avoir dégagé un résultat opérationnel courant record en 2017. Il sera proposé de distribuer un dividende de 0,95 euro par action (+0,1 euro par rapport à 2017). Le détachement interviendra le 16 mai et le paiement le 18 mai 2018.

Saint-Gobain gagne 4%. Le groupe a amélioré sa marge d'exploitation de 0,2 point à 7,4% en 2017, pour un bénéfice net en hausse de 20% à 1,57 MdE. Un dividende en légère hausse de 1,30 euro sera proposé. En 2018, l'objectif est de faire progresser le résultat d'exploitation. Oddo BHF évoque une publication rassurante tant sur la dynamique de volumes que de prix.

* TechnipFMC monte de 3,4%. L'embellie entrevue au troisième trimestre ne s'est pas vraiment poursuivie en fin d'année. Le groupe a publié des résultats inférieurs aux attentes au quatrième trimestre, la faute notamment à un segment Subsea dont les revenus ont fortement chuté. Dans un secteur qui reste compliqué, le management se montre néanmoins relativement confiant pour 2018 avec un léger relèvement de l'objectif du segment Onshore/Offshore, qui n'est pas le plus rentable du périmètre mais qui tient son rang malgré un carnet de commandes en baisse.

* Veolia (+2,8%) a publié des résultats légèrement supérieurs aux attentes tout en confirmant ses objectifs 2018 et 2019. Le groupe étale ses progrès et sa confiance, en opposition au rival Suez qui avait lancé un sévère avertissement il y a peu.

* Orange (+2,6%). Le groupe aura mis sept ans à faire progresser à nouveau son cash-flow opérationnel, mais c'est désormais une réalité : pour la première fois depuis 2009, ce métrique important a crû en 2017. La direction se réjouit d'avoir rempli ses objectifs. Les attentes du marché ont été légèrement dépassées. La dynamique positive se confirme donc pour l'entreprise, qui promet de verser l'année prochaine un dividende de 0,70 euro à ses actionnaires.

* Bouygues progresse de 2,6%. La firme est à créditer d'une solide génération de trésorerie en 2017, largement supérieure aux attentes. Les résultats s'améliorent et devraient continuer à le faire en 2018. Souvent scruté de près par les analystes, Bouygues Telecom a légèrement dépassé ses objectifs d'Ebitda, malgré leur relèvement fin 2017.

* Eramet (+1,9%) a publié de très bons résultats 2017, portés notamment par la croissance de +22% du chiffre d'affaires. Il s'établit à 3,652 MdsE. La croissance est de +30% à périmètre et change constants. Le résultat opérationnel courant est en forte progression à 608 ME, tiré principalement par l'évolution très favorable des prix du manganèse, mais également par des gains de productivité à hauteur de 99 ME. Le résultat net part du Groupe est positif à +203 ME alors qu'il était en perte de -179 ME en 2016.

* Aéroports de Paris avance de 1,6%. Le nombre de passagers a pour la première fois franchi la barre des 100 millions en 2017 (101,5 millions) et les résultats se sont améliorés. La dynamique de trafic devrait continuer cette année, avec une hausse des résultats.

* Axa (+1%). 2017 est une année de résultats records. Le groupe a mis l'accent sur la rentabilité avec un certain succès, puisque le bénéfice net dépasse les attentes, tiré en particulier par une division santé dynamique. Un dividende de 1,26 euro sera proposé.

A l'inverse, * Technicolor plonge de 32%. Les revenus ont chuté de -6,8% l'année dernière, creusant la perte nette du groupe à -173 ME. En 2018, l'Ebitda ajusté des activités continuées devrait être stable (371 ME en 2017). Le flux de trésorerie disponible touchera un point bas cette année.

* CGG chute de 23,9%. Ni les recommandations d'analystes ni les opérations capitalistiques dans le secteur des services pétroliers ne dérident le titre qui évolue sur un plancher d'un an.

* Ingenico dévisse de 20%. Le leader mondial des solutions de paiement intégrées a pourtant dévoilé de solides résultats annuels avec un EBITDA de 526 ME contre 476 ME en 2016 (soit une marge d'EBITDA de 21%), pour un chiffre d'affaires de 2,51 MdsE, en croissance de 9% en données publiées. Mais les prévisions 2018 apparaissent clairement décevantes dans la mesure où le groupe anticipe un EBITDA compris entre 545 et 570 ME, soit bien en-deçà des attentes des analystes (623 ME). Contrairement à ses habitudes, le management n'a également pas fourni de guidance de chiffre d'affaires...

* Atos recule de 10%. La SSII a bouclé le millésime 2017 sur une marge de 10,2%, légèrement supérieure aux attentes. Le groupe attend une nouvelle hausse de sa rentabilité cette année. Il propose de verser 1,70 euro de dividende. L'objectif de marge 2018 est jugé un peu décevant par Morgan Stanley, car il intègre les effets positifs de la norme IFRS 15. Sans elle, la marge 2018 serait attendue entre 10 et 10,5% après 10,2% en 2017. Le consensus était à 10,5%.

* Valeo chute de 9,1%. L'équipementier automobile a enregistré une légère érosion de sa marge opérationnelle, qui recule à 8% en 2017. Le bénéfice net ajusté progresse en revanche à 1 MdE. La croissance 2018 est attendue à 8%, avant le retour d'une hausse à deux chiffres en 2019. La marge opérationnelle devrait rester stable, en dépit de l'inflation sur les coûts des matières premières et des effets de change. Après 655% de hausse en dix ans pour l'action, les exigences du marché sont très élevées sur le dossier.

* Vallourec rend 9,1%. L'Ebitda 2017 était symboliquement positif de 2 ME, tandis que le résultat d'exploitation était en perte de -483 ME. La perte nette ressort à -537 ME. Pour 2018, la société prévient que l'environnement de marché actuel subit une volatilité inhabituellement importante et défavorable des prix de certains consommables et des taux de change.

* SES perd 3,5%. Les résultats annuels de l'opérateur satellitaire sont en souffrance, sans surprise. Comme le redoutaient certains, le groupe renonce à sa politique de dividende antérieure pour financer son redressement. Le coupon versé au titre de 2017 sera de 0,80 euro, contre 1,34 euro un an avant.

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