Pétrole : 11ème séance de baisse pour le baril WTI

Pétrole : 11ème séance de baisse pour le baril WTI©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 12 novembre 2018 à 23h05

Le marché pétrolier a fait du yo-yo lundi : les cours de l'or noir ont d'abord rebondi après une annonce de l'Arabie saoudite, qui va réduire sa production de 500.000 barils par jour en décembre afin de tenter d'endiguer le plongeon des prix depuis début octobre. Mais la tendance s'est inversée en fin de journée, les investisseurs estimant que l'offre de brut devrait rester excédentaire l'an prochain même si certains pays producteurs diminuent leur production.

Le contrat à terme de décembre sur le WTI a fini lundi en recul de 0,43% à 59,90$, sous le seuil psychologique des 60$. Il affiche désormais une perte de 21,5% depuis le 3 octobre dernier. Au moment de la clôture du Nymex, l'échéance janvier sur le Brent de la Mer du Nord cédait 0,09% à 70,12$, et frôlait lui aussi le "bear market" (-19% depuis le 3 octobre).
Le baril de brut léger américain WTI a désormais enchaîné 11 séances négatives, signant sa plus longue série baissière depuis a moins 1984.

Des dérogations aux sanctions américaines contre l'Iran

Après avoir flambé dans la crainte d'une pénurie d'offre liée à l'entrée en vigueur des sanctions américaines contre l'Iran, le pétrole s'est ensuite retourné à la baisse début octobre, lorsqu'il est apparu que ce scénario ne se matérialiserait pas. Ainsi, la production et les stocks continuent d'augmenter aux Etats-Unis, tandis que plusieurs pays, dont l'Irak, Abou Dhabi et l'Indonésie souhaiteraient augmenter leurs pompages plus nettement qu'attendu en 2019.

En outre, les sanctions américaines contre l'Iran seront finalement moins drastiques que prévu, car Washington a annoncé des exemptions à ces sanctions au profit de huit pays clients de l'Iran, dont la Chine.

Au-delà du maintien d'une offre abondante, les marchés s'inquiètent d'un ralentissement de la demande mondiale, notamment de la Chine, où la croissance économique a ralenti à 6,5% en rythme annuel au 3ème trimestre, son plus faible niveau depuis 2009.

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