Pétrole : 3e séance de baisse consécutive

Pétrole : 3e séance de baisse consécutive©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 16 mars 2021 à 22h23

Après avoir flambé de plus de 30% depuis le 1er janvier dans l'anticipation d'une sortie de crise du Covid en 2021, les cours du pétrole marquent le pas depuis quelques séances.

Après avoir flambé de plus de 30% depuis le 1er janvier dans l'anticipation d'une sortie de crise du Covid en 2021, les cours du pétrole marquent le pas depuis quelques séances.

Mardi, les cours ont ainsi signé une 3e séance de baisse consécutive. Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI a cédé 0,9% à 64,80$, tandis que le Brent d'échéance mai a lâché 0,7% à 68,39$. Il y a 8 jours, le lundi 8 mars, le Brent avait franchi le seuil des 70$ le baril pour la 1e fois depuis mai 2019, et le WTI avait plafonné à près de 68$ en séance.

Gonflement des stocks de brut aux Etats-Unis

Parmi les facteurs invoqués pour expliquer le recul de mardi figurent des anticipations de marché d'une 4e hausse hebdomadaire des stocks de brut aux Etats-Unis, des chiffres seront publiés mercredi. Depuis 3 semaines, les stocks américains ont fortement augmenté, notamment en raison des intempéries qui ont provoqué des coupures d'électricité dans de nombreux Etats et perturbé la production pétrolière au Texas. Les cours du brut avaient jusqu'ici ignoré cette hausse des stocks US, continuant d'être soutenus par l'euphorie liée à l'adoption du Plan Biden, et par les espoirs de hausse de la demande mondiale.

Les stocks de brut ont ainsi augmenté de 1,3 million de barils (mb) pour la semaine achevée le 19 février, puis de 21,6 mb pour la semaine achevée le 26 février, avant de monter encore de 13,8 mb dans la semaine achevée le 5 mars.

Pour la semaine finie le 12 mars, dont les chiffres seront publiés mercredi, les marchés attendent une nouvelle hausse, plus modeste, de l'ordre de 0,4 mb.

La Chine aurait absorbé des flux de pétrole iranien

Les analystes soulignent qu'après le récent "rally", les raisons s'accumulent pour une pause, voire une correction. Outre le gonflement des stocks des Etats-Unis, les cours sont notamment freinés par l'accès de fermeté du dollar, qui a gagné plus de 2% depuis le début de l'année face à un panier de devises de référence.

Ces derniers jours, la nouvelle dégradation de la situation sanitaire en Europe a aussi semé le doute sur la reprise de la demande : l'Italie est entrée lundi dans son 4e confinement, qui concerne les trois quarts de sa population, tandis que la France n'exclut plus de reconfiner l'Ile-de-France. En Allemagne, l'institut Robert Koch (RKI) a alerté mardi sur une "hausse exponentielle" du nombre de nouveaux cas dans le pays, depuis que les mesures de restriction ont été un peu assouplies début mars...

Enfin, selon l'agence 'Blomberg", la Chine aurait réceptionné dernièrement une quantité importante de pétrole iranien, ce qui a ralenti ses importations de brut depuis les autres pays producteurs. Cette situation complique les efforts de l'Opep+ (dont l'Iran est pourtant un membre) pour restreindre l'offre sur le marché mondial et soutenir durablement les cours de l'or noir.

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