Pétrole : en forme malgré la hausse surprise des stocks US

Pétrole : en forme malgré la hausse surprise des stocks US©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 02 mai 2018 à 21h50

Les cours de l'or noir ont repris le chemin de la hausse, mercredi, malgré l'annonce d'une forte hausse des stocks de brut aux Etats-Unis. Les craintes sur l'approvisionnement liées à la crise iranienne ont dominé le marché, soutenant les cours.

Mercredi soir, le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a rebondi de 1,01%, à 67,93$ pour le contrat à terme de juin sur le Nymex. Le Brent de la Mer du nord progressait plus modestement, de 0,30% à 73,35$ au moment de la clôture du Nymex. La hausse du WTI s'est accélérée après la réunion de la Fed, qui n'a pas modifié ses taux directeurs, et a signalé la poursuite de sa politique de relèvement graduel.

La veille, les cours du pétrole avaient reculé face à la forte progression du dollar ces dernières semaines, qui renchérit les prix des matières premières, celles-ci étant négociées en dollars sur les marchés internationaux.

D'après le Département américain à l'énergie, les stocks domestiques de brut pour la semaine close au 27 avril, hors réserve stratégique, ont progressé de 6,2 millions de barils en comparaison de la semaine antérieure, alors que le consensus des économistes était logé à +1 mb.

Vers de nouvelles sanctions des Etats-Unis contre l'Iran après le 12 mai ?

Malgré ces chiffres, les investisseurs continuent de s'inquiéter pour l'offre mondiale, alors que le risque s'accroît de voir Donald Trump se retirer de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Le président américain Donald Trump doit se prononcer sur le sujet d'ici au 12 mai prochain. S'il retire les Etats-Unis de l'accord, il ouvrira la voie à de nouvelles sanctions contre l'Iran, qui affecteraient notamment les exportations pétrolières de Téhéran.

L'Iran, 3ème producteur de l'Opep, a repris ses exportations depuis le 1er janvier 2016 à la faveur de l'accord, signé en 2015 par les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Le texte prévoyait que l'Iran renonce à se doter de l'arme atomique en échange d'une levée des sanctions économiques.

Toutefois, les Etats-Unis doutent de la sincérité des Iraniens, accusés par ailleurs d'attiser les violences au Moyen-Orient, notamment en Syrie et au Liban. Lundi, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a accusé Téhéran de mener un programme nucléaire en secret, présentant des documents qualifiés de "preuves concluantes" que "l'Iran a continué de préserver et d'étendre son savoir-faire en matière d'armes nucléaires pour un usage futur".

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