Pétrole : en hausse après la contraction surprise des stocks US

Pétrole : en hausse après la contraction surprise des stocks US
2 - Venezuela. Seul pays d'Amérique du Sud figurant dans la liste des pays les plus riches en pétrole, Caracas dispose de réserves estimées à 211,2 millions de barils. Sa production a atteint 2,50 millions de barils par jour ...

Boursier.com, publié le mercredi 16 mai 2018 à 21h45

Les cours du pétrole sont restés volatils, mercredi, passant du rouge au vert en cours de journée. Le cours du brut léger américain WTI a reculé de 0,9% en début de journée, avant d'inverser la tendance et de finir en légère progression de 0,25% à 71,49$ (contrat à terme de juin sur le Nyse). Le baril de Brent de la Mer du Nord a pour sa part progressé de 1,08% à 79,28$ (contrat à terme de juillet).

Les cours au plus haut depuis plus de 3 ans et demi

Les cours des deux variétés de pétrole ont flambé de près de 20% depuis le début de l'année, soutenus par la mise en oeuvre de l'accord de l'Opep pour maîtriser sa production, la réduction des stocks mondiaux, ainsi que des problèmes de production dans certains pays (Venezuela, Libye...). Le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, confirmé le 8 mai, a donné un élan supplémentaire à l'or noir, qui évolue désormais à son plus haut niveau depuis plus de 3 ans et demi, en octobre 2014.

Après avoir subi des prises de bénéfices en début de séance, mercredi, les cours du pétrole ont vite repris le chemin de la hausse, après l'annonce d'un recul inattendu des stocks de brut aux Etats-Unis. Les stocks domestiques de brut pour la semaine close au 11 mai, hors réserve stratégique, ont baissé de 1,4 million de barils en une semaine, alors que le consensus tablait au contraire sur une hausse des stocks de 4,85 mb !

Les stocks d'essence ont reculé quant à eux de 3,8 millions de barils. Les stocks de distillés, enfin, ont régressé de 0,1 million de barils par rapport à la semaine précédente.

La hausse des cours va peser sur la demande mondiale, estime l'AIE

En début de journée, deux facteurs avaient contribué à des prises de bénéfices sur l'or noir, à commencer par une détente sur les craintes concernant les exportations de pétrole iranien. Après une réunion, mardi, les Européens et les Iraniens ont avancé en direction d'un maintien de l'accord sur le nucléaire iranien. Ils ont trouvé un accord de principe, ce qui a fait reculer les craintes sur l'approvisionnement en pétrole iranien. Par ailleurs, l'Iran a demande à la Chine de continuer à lui acheter son pétrole, mais n'aurait pas à ce stade obtenu de garanties à ce sujet, selon l'agence 'Reuters'.

Par ailleurs, l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a un peu refroidi le marché en revoyant en légère baisse ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2018. Dans son dernier rapport mensuel,publié mercredi, l'AIE voit la demande augmenter de 1,4 million de barils/jour cette année, à 99,2 mb/j (contre une hausse de 1,5 mb/j attendue le mois dernier). L'organisation internationale estime ainsi que le haut niveau atteint par les prix du brut va peser sur la consommation à partir du second semestre.

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