Pétrole : l'AIE ne croit pas à un nouveau supercycle

Pétrole : l'AIE ne croit pas à un nouveau supercycle©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 17 mars 2021 à 10h31

Les cours du brut pointent en légère baisse ce matin avec un baril de Brent de la mer du Nord qui cède 0,4% à 68,1$ à Londres. Dans son rapport mensuel, l'Agence internationale de l'énergie affirme que le marché pétrolier n'est pas à l'aube d'un nouveau supercycle, contrairement à ce qu'ont récemment indiqué plusieurs grands établissements de Wall Street. Ces derniers estimaient que la demande était en train de dépasser l'offre, alimentant ainsi la hausse des cours. "Nos données et nos analyses suggèrent le contraire", explique l'agence basée à Paris. "Il y a plus qu'assez de pétrole dans les réservoirs et sous le sol pour que les marchés pétroliers mondiaux restent correctement approvisionnés".

Les cours du brut pointent en légère baisse ce matin avec un baril de Brent de la mer du Nord qui cède 0,4% à 68,1$ à Londres. Dans son rapport mensuel, l'Agence internationale de l'énergie affirme que le marché pétrolier n'est pas à l'aube d'un nouveau supercycle, contrairement à ce qu'ont récemment indiqué plusieurs grands établissements de Wall Street. Ces derniers estimaient que la demande était en train de dépasser l'offre, alimentant ainsi la hausse des cours. "Nos données et nos analyses suggèrent le contraire", explique l'agence basée à Paris. "Il y a plus qu'assez de pétrole dans les réservoirs et sous le sol pour que les marchés pétroliers mondiaux restent correctement approvisionnés".

"Les stocks de pétrole semblent encore abondants par rapport aux niveaux historiques", ajoute l'AIE, qui conseille la plupart des grandes économies. "En plus de ces stocks de brut, une importante capacité de production de réserve s'est accumulée à la suite des réductions de l'offre de l'OPEP+".

Les prix à terme du Brent ont dépassé, pour la première fois depuis plus d'un an, la barre des 70 dollars le baril la semaine dernière sur des espoirs d'accélération de la croissance mondiale et après le statu quo surprise de l'Opep+ sur ses quotas de production.

Les 13 membres de l'OPEP ont pompé en moyenne 24,75 millions de barils par jour en février, selon les estimations de l'agence. Au quatrième trimestre, ils devront fournir 29,3 millions par jour pour maintenir l'équilibre des marchés mondiaux. "La perspective d'une demande plus forte et la poursuite de la limitation de la production de l'OPEP+ laissent présager une forte baisse des stocks au cours du second semestre de l'année".

Dans un document distinct également publié ce mercredi, l'AIE indique que la demande mondiale de pétrole ne retrouvera pas complètement les niveaux d'avant le virus, soit environ 100 millions de barils par jour, avant 2023. Au-delà, la croissance de la consommation ne sera plus aussi vigoureuse qu'avant, à mesure que le télétravail s'installe et que les gouvernements se détournent des combustibles fossiles.
Cela laisse entrevoir la possibilité d'atteindre un pic de la demande de pétrole plus tôt que prévu "si les gouvernements mettent en oeuvre des politiques fortes pour accélérer le passage aux énergies propres". "Réaliser une transition ordonnée vers l'abandon du pétrole est essentiel pour atteindre les objectifs climatiques, mais cela nécessitera des changements politiques majeurs de la part des gouvernements ainsi que des changements de comportement accélérés... Sans cela, la demande mondiale de pétrole devrait augmenter chaque année d'ici à 2026".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.