Pétrole : la correction s'accélère (-7% !)

Pétrole : la correction s'accélère (-7% !)©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 18 mars 2021 à 20h40

Les cours du pétrole ont plongé jeudi, les investisseurs s'inquiétant notamment de la situation en Europe, où la dégradation de la situation sanitaire et les retards de la campagne de vaccination contre le coronavirus, font craindre une reprise et une demande pétrolière moins dynamiques que prévu.

Les cours du pétrole ont plongé jeudi, les investisseurs s'inquiétant notamment de la situation en Europe, où la dégradation de la situation sanitaire et les retards de la campagne de vaccination contre le coronavirus, font craindre une reprise et une demande pétrolière moins dynamiques que prévu.

Jeudi soir, le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI a plongé de 7,1% pour retomber sur le seuil psychologique de 60$ sur le Nymex. Le baril a désormais cédé plus de 10% par rapport à son plus haut de l'année, au dessus de 66$ le 5 mars dernier, mais il gagne encore plus de 20% depuis début 2021. De son côté, le baril de Brent d'échéance mai a lâché 6,9% à 63,28$, après avoir franchi le 8 mars dernier la barre des 70$.

Un faisceau d'éléments justifiant la correction

Outre le retour des craintes sur la croissance mondiale et la demande pétrolière, la remontée du dollar, jeudi, liée à celle des taux d'intérêts, a contribué à la chute de l'or noir. L'indice du dollar a gagné jeudi 0,33% à 91,75 points, face à un panier de devises internationales, portant ses gains à 2,2% depuis le début 2021.

Mercredi, l'annonce d'une hausse des stocks pétroliers aux Etats-Unis pour la 4e semaine consécutive a aussi contribué à rendre les investisseurs plus prudents.

Mercredi également, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a jeté un froid en affirmant dans son dernier rapport mensuel que le marché pétrolier n'est pas à l'aube d'un nouveau supercycle, contrairement à ce qu'ont récemment indiqué plusieurs grands établissements de Wall Street.

Regain de tension entre Washington et Moscou

Selon les observateurs, le regain de tension entre les Etats-Unis et la Russie aurait aussi pesé sur les cours du pétrole. Certains craignent que le Russie décide d'utiliser l'arme pétrolière contre les Etats-Unis, en augmentant sa production afin de porter un coup aux producteurs américains de pétrole de schiste.

Mercredi, dans une interview diffusée par ABC News, le président américain Joe Biden a provoqué des vagues en attaquant de front son homologue russe Vladimir Poutine, qu'il a notamment accusé d'ingérence dans la présidentielle américaine de 2020 au profit de Donald Trump, ajoutant qu'il devrait "en payer le prix". Joe Biden avait aussi répondu "oui" à la question de savoir s'il pensait que Vladimir Poutine était un "tueur", ce qui a provoqué le rappel de l'ambassadeur russe aux Etats-Unis et une réaction ironique de Vladimir Poutine.

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