Pétrole : la crise au Venuezela et l'OPEP soutiennent le baril

Pétrole : la crise au Venuezela et l'OPEP soutiennent le baril©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 04 février 2019 à 10h35

Des vents favorables continuent de souffler sur les cours du pétrole ce lundi, dans une actualité dominée par la crise au Venezuela mais aussi par les efforts payants de l'OPEP et ses alliés pour réduire leur production. A Londres, le baril de brut pour livraison mars se négocie à 63,05 dollars en matinée, en hausse de 0,5%. De son côté, le "light sweet crude" (WTI), la référence américaine, reste ferme, à 55,4$ (+0,3%) .

Crise géopolitique

L'attention des opérateurs se focalise une fois de plus sur l'évolution de la situation au Venezuela alors que les Etats-Unis ont sanctionné la semaine dernière la compagnie pétrolière nationale PDVSA en lui interdisant de faire du commerce avec des entités américaines et en gelant ses avoirs à l'étranger. Sur le front politique, le président vénuézélien, Nicolas Maduro, a rejeté dimanche soir l'ultimatum de plusieurs pays européens pour l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. De leur côté, les membres de l'UE ont promis de reconnaître le président du parlement tenu par l'opposition, Juan Guaido, comme président par intérim du pays dès ce lundi.

L'OPEP joue le jeu

S'agissant des pays producteurs, les derniers chiffres dévoilés pas Bloomberg mettent en relief la grande discipline de l'OPEP et de ses alliés pour ajuster l'offre, conformément aux accords signés en décembre à Vienne. Selon l'agence de presse, la production de l'OPEP a reculé de 1,53 million de barils par jour en janvier pour atteindre 31,02 Mb/j en moyenne le mois dernier. Cependant, quelques pays n'ont pas atteint leur objectif à l'image de la Russie, dérapage qui a été compensé par les efforts d'autres producteurs.

La Russie, mauvais élève

Ainsi, l'Irak a accepté de ramener sa production à 4,51 Mb/j, contre un quota de 4,69 Mb/j sur le mois. L'Arabie saoudite a également fermé les vannes davantage que prévu, la production moyenne du Royaume étant tombée à 10,2 Mb/j, contre un niveau convenu de 10,31 Mb/j. Enfin, pour revenir à un membre de l'accord qui ne fait pas partie de l'OPEP, la production pétrolière russe s'est établie en moyenne à 11,38 Mb/j, ce qui est loin du niveau convenu de 11,19 Mb/j.

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