Pétrole : le brut rebondit à l'approche de la réunion de l'Opep

Pétrole : le brut rebondit à l'approche de la réunion de l'Opep©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 18 juin 2018 à 20h38

Les cours du pétrole, qui ont chuté depuis 4 semaines dans la perspective d'un relèvement des quotas de production de l'Opep et de ses alliés, ont entamé un rebond lundi, à l'approche de la réunion de Vienne prévue vendredi et samedi.

Lundi soir, le cours du baril de brut léger américain (WTI) regagnait ainsi 1,3% à 65,89$ (contrat à terme de juillet), tandis que le Brent rebondissait de 2,4%, à 75,25$ le baril (contrat à terme d'août).

Vers une hausse de 300.000 à 600.000 barils par jour, et non de 1 à 1,5 million ?

Selon des sources proches du dossier, l'Opep, menée par l'Arabie saoudite, et les pays alliés dont la Russie, devraient décider comme prévu de relever leur production lors de leur réunion de la fin de semaine. Toutefois, la hausse pourrait être finalement moins forte que ce qui était redouté ces dernières semaines. Les pays producteurs pourraient ainsi se limiter à un coup de pouce 300.000 à 600.000 barils par jour, et non une hausse de 1 à 1,5 million de barils par jour, comme le laissait entendre de précédentes informations venues de Russie.

Si l'Arabie Saoudite et la Russie favorisaient une hausse importante d'au moins 1 million de barils par jour, l'Iran y est fermement opposé, de même que le Venezuela et l'Irak, selon des sources proches du dossier.

Face à la chute des cours du brut, l'Opep et ses alliés ont mis en oeuvre début 2017 un accord de limitation de leur production qui a atteint en grande partie ses objectifs, à savoir d'une part redresser les cours du pétrole et d'autre part réduire les excédents d'offre dont souffrait le marché mondial.

Les tensions commerciales, menace potentielle pour la demande pétrolière

Ces derniers mois, les perturbations de production intervenues notamment au Venezuela (dont la production s'est effondrée sur fond de crise politique et économique), ont fait craindre des problèmes d'offre et propulsé les cours du Brent à 80$ en mai dernier. Le retour des sanctions américaines contre l'Iran entraînent aussi des incertitudes sur la production de ce pays.

Par ailleurs, l'escalade des tension commerciales entre les Etats-Unis et la Chine pourrait aussi rebattre les cartes du marché pétrolier mondial. Si les barrières commerciales déjà annoncées (des taxes sur 50 Mds$ de part et d'autre) sont suivies d'autres vagues de taxes d'importation à travers le monde, la croissance mondiale pourrait en souffrir, et la demande pétrolière diminuer...

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