Pétrole : les cours toujours bien orientés, au-dessus de 71$ pour le Brent

Pétrole : les cours toujours bien orientés, au-dessus de 71$ pour le Brent
pétrole brut raffinerie

Boursier.com, publié le mercredi 02 juin 2021 à 21h50

Les cours de l'or noir ont poursuivi leur marche en avant, en ce milieu de semaine, avec un WTI qui se négocie au plus haut depuis octobre 2018, et un Brent qui reste perché au-dessus des 70$. Le baril de brut léger américain WTI a ainsi gagné mercredi soir 1,6% à 68,83$ (contrat à terme d'août sur le Nymex), tandis que le Brent a pris 1,57% à 71,35$ (contrats à terme d'août).

Les cours de l'or noir ont poursuivi leur marche en avant, en ce milieu de semaine, avec un WTI qui se négocie au plus haut depuis octobre 2018, et un Brent qui reste perché au-dessus des 70$. Le baril de brut léger américain WTI a ainsi gagné mercredi soir 1,6% à 68,83$ (contrat à terme d'août sur le Nymex), tandis que le Brent a pris 1,57% à 71,35$ (contrats à terme d'août).

Le brut continue à être porté par les signes de reprise de la demande dans certaines parties du monde occidental ainsi que par l'optimisme de l'Opep+, qui a confirmé hier la poursuite de la hausse de sa production sur les prochains mois, afin d'accompagner la reprise économique mondiale.

L'Opep+ a donc confirmé son calendrier établi le 1er avril dernier, à savoir une réduction de l'ampleur de ses baisses de production de plus de 2 millions de barils entre mai et la fin juillet. Le cartel et ses alliés, dont la Russie, avaient décidé de remettre sur le marché 350.000 barils par jour de plus en mai, puis 350.000 bpj en juin et 441.000 bpj en juillet.

En outre, l'Arabie saoudite réduit graduellement ses coupes supplémentaires de 1 million de bpj mises en place unilatéralement depuis janvier, au rythme de 250.000 bpj en mai, 350.000 bpj en juin et 400.000 bpj en juillet. L'Opep+ n'a pas pris de décision mardi concernant l'évolution de son niveau de production en août, qui sera décidé lors de la prochaine réunion mensuelle, prévue le 1er juillet.

Les signes d'accélération de la consommation de brut se multiplient de part et d'autre de l'Atlantique. Aux Etats-Unis, la société de suivi GasBuddy a indiqué que la demande d'essence avait bondi de 9,6% dimanche par rapport à la moyenne des quatre dimanches précédents, soit la plus forte demande dominicale depuis l'été 2019. Au Royaume-Uni, le trafic sur les routes la semaine dernière a été supérieur aux niveaux pré-pandémie pour la première fois.

"Le marché pétrolier a accueilli favorablement la décision de l'OPEP+ de s'en tenir à son plan de production existant et, en conjonction avec les indications positives de la demande mondiale, les prix gagnent encore du terrain aujourd'hui", explique à 'Bloomnerg' Louise Dickson, analyste chez Rystad Energy. "Mais l'euphorie de la demande reçoit encore des doses quotidiennes de réalité alors que les cas de Covid-19 se propagent sans limite en Inde et dans d'autres régions d'Asie".

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