Pétrole : turbulences sur les cours avant les stocks US

Pétrole : turbulences sur les cours avant les stocks US©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 12 décembre 2017 à 20h59

Le marché pétrolier a connu une séance très volatile mardi. Le cours du baril de Brent de la mer du Nord a bondi de 1,7% en matinée, pour atteindre 65,83$, son plus haut niveau depuis deux ans et demi. Mais les prises de bénéfices ont rapidement pris le relais dans l'après-midi. Le contrat à terme de février sur le Brent a ainsi terminé en recul de 1,8% à 63,47$, notamment après l'annonce d'une révision en baisse des prévisions de demande mondiale en 2018 par l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EAI).

Le cours du baril de brut léger américain WTI a de son côté abandonné 1,4% à 57,16$ mardi soir (contrat à terme de janvier sur le Nymex), mettant fin à une série de trois séances haussières.

Le cours de l'or noir était soutenu depuis quelques jours par l'apparition d'une fissure dans un oléoduc en mer du Nord. Ce pipeline, Forties, fonctionnait déjà au ralenti depuis environ quatre jours, et a dû être totalement fermé lundi pour réparations, pour une durée estimée à trois semaines. Forties transporte environ 40% du pétrole extrait de la Mer du nord, ce qui a fait craindre des problèmes d'approvisionnement du marché mondial.

L'Agence internationale de l'énergie se veut rassurante

Cependant dans l'après-midi, ces craintes se sont quelque peu estompées, compte-tenu de l'importance des stocks d'or noir actuellement détenus dans le monde. L'agence internationale de l'Energie (AIE) s'est ainsi voulu rassurante, affirmant à l'agence 'Bloomberg' que le marché mondial resterait bien approvisionné malgré l'arrêt temporaire de Forties.

En outre, l'agence américaine d'information sur l'Energie (EAI) a abaissé mardi, de 40.000 barils par jour à 1,62 million de bpj, sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2018.

Une demande modérée aux Etats-Unis pour les fêtes de fin d'année ?

Les analystes des marchés pétroliers visent désormais la publication, mercredi, des stocks hebdomadaires de pétrole des Etats-Unis. Ils sont attendus en baisse de 2,9 millions de barils pour la semaine achevée le 8 décembre.

Mais les analystes sondés par l'agence 'Bloomberg' s'attendent dans le même temps à une hausse des réserves d'essence (+2,3 mb) et de produits distillés (+1,2 mb), ce qui témoignerait d'une demande assez faible malgré les fêtes de fin d'année.

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2 commentaires - Pétrole : turbulences sur les cours avant les stocks US
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    Jevenon -

    Tant que le Qatar finance le PSG, c'est que tout va bien pour eux...

  • avatar
    JON-DE-LIONNE -

    de la censure, encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article :
    LR: Wauquiez fustige le choix de Bertrand
    Statut : refusé
    Il y a une heure
    le 12 12 2017 à 13 26
    je pense que pour bien comprendre et connaître les valeurs de l'UMP, le plus simple est encore d'écouter un discours de Chirac ( facile à trouver sur internenette) et qui s'appelle du bruit et de l'odeur , ou quelque chose comme ça.

    Un fois entendu ce que disait Chirac en 91, cela permet de savoir qui aurait traverser des " lignes rouges" comme dit M, Juppé et surtout de savoir dans quel sens.

    de wikipédia :

    Le discoursLe 19 juin 1991, au cours d'un dîner-débat du RPR, Jacques Chirac prononce le discours qui contient l'expression le « bruit et l'odeur ». Voici un extrait5, portant sur l'immigration :

    « Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d'or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! [applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s'impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s'il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne paient pas d'impôt ! [...] Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu'il y a un problème de l'immigration, et que si l'on ne le traite pas et, les socialistes étant ce qu'ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l'opinion publique, les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes6,7. […] [Au sujet des épiciers de proximité] La plupart de ces gens-là sont des gens qui travaillent, des braves gens ; on est bien content de les avoir. Si on n'avait pas l'épicier kabyle au coin de la rue, ouvert de 7 heures du matin à minuit, combien de fois on n'aurait rien à bouffer le soir8 ? »