Plus forte dégradation de la conjoncture dans le secteur manufacturier français depuis janvier 2013

Plus forte dégradation de la conjoncture dans le secteur manufacturier français depuis janvier 2013©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 01 avril 2020 à 09h51

Les dernières données PMI du mois de mars confirment la plus forte dégradation de la conjoncture depuis plus de sept ans dans le secteur manufacturier français en mars. En effet, la propagation de l'épidémie de coronavirus a entraîné les plus forts reculs de la production et des nouvelles commandes depuis le début de l'année 2009, tendances qui ont conduit les entreprises à procéder à d'importantes réductions d'effectifs, souligne IHS Markit. Parallèlement, les délais de livraison ont affiché leur plus forte hausse depuis juillet 2000, la fermeture de nombreuses usines ayant entraîné un arrêt de la production d'intrants.

Se repliant de 49,8 en février à 43,2, l'Indice PMI IHS Markit manufacturier signale donc la plus forte détérioration de la conjoncture dans le secteur manufacturier français depuis janvier 2013. L'activité des entreprises s'est repliée dans les trois sous-secteurs étudiés, les secteurs des biens d'équipement et de biens intermédiaires enregistrant les plus forts taux de contraction. L'indice était ressorti à 42,9 en première estimation.

Eliot Kerr, économiste à IHS Markit, commente ainsi les derniers résultats de l'enquête : "les fermetures d'usines résultant de l'épidémie de coronavirus ont très fortement affecté les performances du secteur manufacturier français en mars. En effet, la production et les nouvelles commandes ont enregistré leurs plus fortes contractions depuis la crise financière mondiale de 2009, témoignant de la sévérité des répercussions de la crise sanitaire actuelle sur l'environnement économique. La pandémie de coronavirus s'est répercutée tant sur le niveau de l'offre que sur celui de la demande. La disponibilité de matières premières et de produits semi-finis a en effet chuté, la fermeture de nombreuses usines et la forte hausse des délais de livraison d'intrants ayant entraîné des ruptures d'approvisionnement en mars. Parallèlement, les dispositifs de restriction de circulation et de confinement imposés par le gouvernement ont fait chuter le niveau de la demande, portant un double coup à l'économie du pays".

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