Remy Cointreau : résultats semestriels supérieurs aux attentes

Remy Cointreau : résultats semestriels supérieurs aux attentes
Cognac alcool

Boursier.com, publié le jeudi 26 novembre 2020 à 07h56

A la fin septembre 2020, le chiffre d'affaires de Rémy Cointreau s'élevait à 430,8 ME, en repli de 17,8% en publié et de 16,4% en organique (à devises et périmètre constants), dans un contexte de pandémie mondiale.
Le Résultat Opérationnel Courant (ROC) du groupe s'est établi à 106,2 ME, en baisse de 23,2% et de 22,5% en organique. La marge opérationnelle courante montre ainsi une bonne résilience à 24,7%, en baisse limitée de 1,7 point. Alors que la marge brute recule de 2,1 points (en organique), conséquence de la baisse des volumes et d'un mix produit défavorable, les investissements en communication (ratio en repli de 0,6 pt) et les coûts de structure, de distribution et de holding (ratio en hausse limitée de 0,4 pt) sont bien maitrisés. Les effets devises sont très légèrement défavorables sur la période (-1 ME).

Hors éléments non-récurrents, le résultat net part du groupe s'établit à 65,2 ME, en repli de 23%.

Cognac

Les ventes de cognac sont en repli organique de 18,1% (-19,5% en publié) sur la période, avec une vraie amélioration entre le 1er et le 2ème trimestre. Cette décroissance se décompose en un repli des volumes de 8,1% et une détérioration des effets mix/prix de 10,0%, dans un contexte de pandémie qui ne favorise pas les moments de célébration. Les ventes ont également été pénalisées par des phénomènes de déstockage de la part des grossistes, par l'effondrement des ventes de Duty Free et par la lente réouverture du canal on-trade. Ces facteurs ont été partiellement compensés par l'essor de la consommation à domicile dans plusieurs pays, et en particulier aux Etats-Unis, où les marques du groupe ont bénéficié d'une demande très soutenue, dans un contexte favorable de montée en gamme. De plus, la croissance remarquable de nos marques durant les célébrations du " Mid Autumn Festival " confirme la reprise du marché Chinois sur le 2ème trimestre.

Le Résultat Opérationnel Courant atteint 93,6 ME, en décroissance publiée de 26,3% et la marge opérationnelle courante s'établit à 30,6%, en repli de 2,8 points. Celle-ci s'explique par une dégradation de la marge brute (notamment pénalisée par le mix/prix défavorable), tandis que les investissements en communication ont été adaptés à la situation avec une baisse des dépenses non-stratégiques et une augmentation tangible de la partie digitale. La marge a également bénéficié d'une bonne maitrise des autres coûts.

Liqueurs & Spiritueux

Les ventes de Liqueurs & Spiritueux reculent de 13,6% en organique (-14.6% en publié) sur le premier semestre. La Maison Cointreau a bien résisté grâce à la belle croissance de son principal marché, les Etats-Unis, tandis que les autres marques sont toutes en repli tangible, essentiellement pénalisées par une saison touristique estivale décevante ainsi que par leur exposition sensible au canal on-trade et au Duty Free.

Le Résultat Opérationnel Courant s'élève à 18,6 ME, en recul publié de 11,1%, et la marge opérationnelle courante s'élève à 16,6%, en progression de 0,6 point, portée par une amélioration sensible de la profitabilité de la Maison Cointreau, qui a profité d'un mix pays (Etats-Unis) et d'un mix canal de distribution (consommation à domicile) très favorables.

Marques Partenaires

Les ventes de Marques Partenaires progressent de 2,1% en organique depuis le début de l'année, grâce à un vrai rebond du Benelux au 2ème trimestre, également observé sur les marques du groupe.
Ainsi, le Résultat Opérationnel Courant s'élève à 0,5 ME, contre une perte de 0,6 ME au 30 septembre 2019.

Résultats consolidés

Le Résultat Opérationnel Courant (ROC) s'élève à 106,2 ME, en recul de 23,2% en publié et de 22,5% en organique. Ceci s'explique principalement par un Résultat Opérationnel Courant des Marques du Groupe en baisse de 24,1%, partiellement compensé par une amélioration du ROC des Marques Partenaires et une baisse significative des frais de holding.

Les effets de change sont légèrement défavorables sur le semestre à hauteur de 1 ME : le cours moyen de conversion euro-dollar s'est détérioré (1,14 contre 1,12 au 30 septembre 2019) et le cours moyen d'encaissement (lié à la politique de couverture du groupe) s'est élevé à 1,16 sur la période, stable par rapport au 30 septembre 2019.

Ainsi, la marge opérationnelle courante est en repli de 1,7 point à 24,7% sur le 1er semestre (-1,9 point en organique).
Le résultat opérationnel s'élève à 106 ME, après inclusion d'une charge nette opérationnelle de 0,2 ME.

Le résultat financier est une charge nette de 8 ME sur la période, en baisse de 6,4 ME. Alors que le coût de l'endettement financier brut est resté globalement stable à 6,1 ME, les autres charges financières sont en recul de 4,4 ME suite à l'évolution des modalités contractuelles de certains contrats d'approvisionnement d'eaux-de-vie depuis le début de l'exercice. Le résultat de change est une charge de 0,6 ME sur ce semestre, contre une charge de 2,4 ME au 30 septembre 2019.

La charge d'impôt s'élève à 33,1 ME, soit un taux effectif de 33,8% (taux identique hors éléments non-récurrents), en hausse par rapport au taux de septembre 2019 (31,7% en publié et hors éléments non récurrents), conséquence de la répartition géographique des résultats, et notamment de la faiblesse de l'activité Duty Free et de la zone Asie Pacifique sur le semestre.

Le résultat net part du groupe s'établit à 65 ME, en repli publié de 28,1%. Pour rappel, le résultat net du 1er semestre 2019/20 intégrait un produit net de 6,3 ME relatif à la cession des filiales de République Tchèque et Slovaquie.

Hors éléments non récurrents, le résultat net part du groupe ressort à 65,2 ME, en baisse de 23%, et la marge nette s'établit à 15,1% (en repli de 1,1 point).

Hors éléments non récurrents, le résultat net par action s'élève à 1,31 euro, en recul de 23,1%.

La dette nette s'établit à 427,3 ME, en baisse de 23,6 ME par rapport à mars 2020 et de 31,6 ME par rapport à son niveau de septembre 2019. Ceci s'explique par une bonne maitrise des investissements industriels dans un contexte de pandémie mondiale et par le fait que 80% des actionnaires ont optés pour un paiement de leurs dividendes en actions cette année, le complément en numéraire ayant été payé en octobre (donc sur le 2ème semestre). L'année dernière, l'intégralité des dividendes (ordinaire et exceptionnel) avait été payés en numéraire et payés au cours du 1er semestre 2019/20.
Ainsi, le ratio bancaire "dette nette/EBITDA" s'établit à 2,04 contre 1,39 à fin septembre 2019.

Perspectives annuelles 2020/21

Dans un contexte sanitaire, économique et géopolitique toujours incertain, le groupe Rémy Cointreau reste confiant quant à sa capacité à sortir renforcé de cette crise.

Au terme de ce premier semestre, le groupe continue d'anticiper une vraie reprise au 2ème semestre, portée par les Etats-Unis et la Chine continentale. "Ainsi, pour l'année fiscale 2020/21, Rémy Cointreau prévoit une croissance organique positive de son Résultat Opérationnel Courant. Cette performance devrait être légèrement modérée par des effets devises et périmètre défavorables à hauteur de 5 ME et de 3 ME, respectivement, selon nos estimations actuelles" conclut le groupe.

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