Renault chute, Darmanin croit encore à un possible rapprochement avec Fiat Chrysler

Renault chute, Darmanin croit encore à un possible rapprochement avec Fiat Chrysler
Nouvelle Renault Mégane Estate G

Boursier.com, publié le jeudi 06 juin 2019 à 10h01

Renault s'écroule logiquement en ce début de séance, victime du retrait surprise de l'offre de fusion de Fiat Chrysler à 30 milliards d'euros. En queue du CAC40, le constructeur abandonne 7% à 52,3 euros. Le groupe italo-américain, qui a mis en cause les conditions politiques en France, a pris cette décision après que l'Etat français eut demandé un report du vote du conseil d'administration de Renault sur le projet afin d'obtenir le soutien de Nissan. "Il est devenu clair que les conditions politiques en France ne sont actuellement pas réunies pour qu'une telle combinaison voie le jour avec succès", a déclaré FCA.

Gérald Darmanin estime que les discussions "pourraient reprendre dans les prochains temps"

Si l'Etat français a pris acte de cette décision, Gérald Darmanin semble toujours croire à un rapprochement entre Renault et Fiat Chrysler. Interrogé sur 'franceinfo', le ministre français de l'Action et des Comptes publics a jugé "normal" que le conseil d'administration du groupe automobile français ait choisi de prendre son temps, ce qui a conduit à un retrait de l'offre de FCA, annoncé dans la nuit. "L'Etat français a demandé des garanties, il a bien fait", a-t-il dit, évoquant notamment l'importance de "respecter les 49.000 emplois industriels en France". "Peut-être que demain, après demain, ou la semaine prochaine on pourra discuter avec ce géant italien mais c'était normal d'attendre effectivement que ces garanties soient respectées", a-t-il ajouté.

Les discussions "pourraient reprendre dans les prochains temps, on verra bien, je pense qu'il ne faut pas fermer la porte. Il faut continuer à travailler. Il y a une industrie automobile qui doit continuer à se rénover", a poursuivi le ministre.

Les analystes partagés

"Renault chutera probablement après le retrait de l'offre de FCA, mais il est peu probable que l'action efface tous les gains accumulés depuis la proposition du constructeur américano-Italien dans la mesure où cette dernière a "révélé au marché la valeur débloquée" du constructeur automobile français", affirme RBC. Alors que Renault est susceptible de se négocier avec une valeur d'entreprise négative, l'entreprise reste le premier choix de RBC. Le courtier estime que l'échec du rapprochement avec FCA pourrait débloquer la valeur des actions Nissan, et pourrait in fine pousser les deux partenaires à se rapprocher davantage. Le courtier vise 76 euros par titre.

Citi a de son côté dégradé le dossier à 'neutre' en visant 56 euros alors que Jefferies a réitéré son conseil 'acheter' et son objectif de 74 euros.

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