Renault : flambe dans une actualité chargée

Renault : flambe dans une actualité chargée
Nouvelle Renault Zoe

Boursier.com, publié le mercredi 27 mai 2020 à 10h52

Renault accroît ses gains en matinée avec un titre qui flambe désormais de plus de 12% à 21,5 euros. Au lendemain de la présentation du plan de soutien à l'industrie automobile dévoilé par Emmanuel Macron, et en attendant celle du programme de restructuration du constructeur prévue vendredi, Renault profite des annonces relatives à la refonte du business modèle de son alliance avec Nissan Motor et Mitsubishi Motors.

Un "système 'leader-follower'

Dans ce nouveau modèle, "chaque membre deviendra référent dans les régions où il possède les meilleurs atouts stratégiques et y agira comme facilitateur et soutien de la compétitivité des autres". Sur le plan organisationnel, les membres de l'Alliance vont adopter un "système 'leader-follower' pour les projets véhicules sur lesquels ils vont coopérer", avec une standardisation renforcée dans chaque segment de produits. L'objectif est que d'ici à 2025, près de 50% des modèles de l'Alliance soient développés et produits sous ce système, qui "devrait permettre de réduire les coûts et les dépenses d'investissements par modèle jusqu'à 40%".

Pas de fusion à l'ordre du jour

"Une fusion entre les partenaires de l'alliance n'est pas à l'ordre du jour ", a tenu à préciser Jean-Dominique Senard, président du conseil opérationnel de l'alliance et de Renault. "Nous n'avons pas besoin d'une fusion pour être efficaces", a ajouté le dirigeant.

Des milliers d'emplois supprimés chez Renault ?

Alors que Nissan doit dévoiler son propre plan de restructuration demain, Renault aurait prévu de supprimer 5.000 emplois d'ici à 2024 dans le cadre de son plan de réduction de coûts de 2 milliards d'euros. Selon 'Le Figaro', à l'origine de ces informations, le groupe automobile ne procédera à aucun licenciement sec, et "privilégiera le non-remplacement de salariés partant en retraite". Renault "va aussi éviter de recourir à un plan de départs volontaires coûteux et mal ciblé", ajoute le quotidien. Renault aurait par ailleurs donné à l'Etat des gages sur le maintien dans l'Hexagone d'activités à valeur ajoutée.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.