Renault : marche arrière après la nouvelle baisse des revenus

Renault : marche arrière après la nouvelle baisse des revenus
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Boursier.com, publié le jeudi 22 avril 2021 à 10h32

Renault est à la peine en Bourse après son point trimestriel, en repli de 2,2% à 33,8 euros. Il faut dire que le constructeur au losange a encore vu ses revenus reculer au cours des trois premiers mois de l'année avec un chiffre d'affaires de 10,01 milliards d'euros, en repli de 1,1%. Point positif, les immatriculations ont augmenté de 1,1% à 665.038 véhicules, mais elles restent loin de la hausse de plus de 21% des livraisons affichées sur la même période par le géant allemand Volkswagen.

Renault est à la peine en Bourse après son point trimestriel, en repli de 2,2% à 33,8 euros. Il faut dire que le constructeur au losange a encore vu ses revenus reculer au cours des trois premiers mois de l'année avec un chiffre d'affaires de 10,01 milliards d'euros, en repli de 1,1%. Point positif, les immatriculations ont augmenté de 1,1% à 665.038 véhicules, mais elles restent loin de la hausse de plus de 21% des livraisons affichées sur la même période par le géant allemand Volkswagen.

Clotilde Delbos, directrice financière et directrice générale adjointe de Renault, a indiqué lors de la conférence suivant cette publication que le groupe n'avait pas fourni de guidance pour l'année car la pénurie de composants électroniques détériore la visibilité. Cette pénurie a d'ailleurs conduit la firme à réduire sa production de plusieurs dizaines de milliers de véhicules.

Pour Oddo BHF, si cette publication n'a pas réservé de mauvaises surprises, le manque de visibilité continuera à peser. L'analyste reste sur la touche en ce qui concerne Renault et continue à attendre une meilleure visibilité et des preuves plus tangibles de la reprise avant d'adopter une position plus positive, notamment parce que le principal moteur des bénéfices à court terme reste Nissan. Compte tenu de ces facteurs, le broker préfère toujours Stellantis, sur lequel il a beaucoup plus de certitudes et voit un potentiel plus fort (synergies, mix géographique, histoire de l'électrification, etc.)

Jefferies ('conserver') parle d'un premier trimestre "terne" mais note qu'il n'y a pas de signal d'alarme ; les facteurs du premier trimestre ne sont pas différents de ceux de l'industrie en matière de prix et de canaux de vente, les stocks sont "bien au-dessus" de l'objectif, ce qui pourrait aider les ventes du deuxième trimestre étant donné les contraintes sectorielles. Il n'y a pas encore d'orientation, étant donné la faible visibilité sur les puces, mais la direction s'attend à un deuxième semestre plus fort, le volume et le mix faisant plus que compenser la hausse des matières premières.

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