Retour en orbite stable pour SES après sa chute

Retour en orbite stable pour SES après sa chute©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 14 février 2018 à 11h43

C'est enfin l'heure du rebond pour l'opérateur satellitaire SES en bourse, sur un gain de 3,5% qui permet au titre d'atteindre 11,23 euros. Insuffisant toutefois pour combler les pertes accumulées sur les deux dernières séances (-11,2% lundi et -5,1% hier). L'annonce du départ du directeur général et du directeur financier a créé des remous sur un dossier qui était déjà attaqué depuis plusieurs mois. La position des analystes n'a pas beaucoup varié : on ne signale aucun changement de recommandation depuis le début de la semaine, et seulement des ajustements minimes d'objectif de cours, qui font reculer l'objectif moyen de 14,52 à 14,35 euros. C'est notamment le cas chez HSBC, qui recommande de conserver les positions mais qui a révisé en baisse de 15 à 13,50 euros son objectif.

Ce double départ constitue une surprise, pour l'analyste Laurie Davison, de la Deutsche Bank, qui le juge cependant positif. Le nouveau duo est issu d'O3b, le pôle de croissance du groupe, le nouveau directeur financier a occupé le même poste par le passé et l'historique du management antérieur était terni par une série d'avertissements au cours des derniers mois. Davison ajoute qu'il n'y a pas eu de révision en baisse des objectifs lors de l'annonce de ce changement de management, ce qui est de bon augure pour les comptes annuels. Globalement, ces changements illustrent à n'en pas douter la zone de turbulences que traversent actuellement les opérateurs satellitaires, habitués pendant longtemps à une grande régularité de leurs résultats et à des directions qui restaient en place très longtemps. L'analyste reste prudente sur SES et encore plus sur Eutelsat, qu'elle recommande de vendre : le Français est plus exposé que le Luxembourgeois au cours des prochains mois, notamment parce qu'il risque d'avertir à son tour. Le secteur conserve pour lui de très hauts rendements et des marges élevées, mais leur pérennité est remise en cause, de même que leur généreuse valorisation historique.

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