Sale temps pour Sanofi

Sale temps pour Sanofi©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 13 décembre 2017 à 06h49

Sanofi a largement communiqué, hier, sur son vaccin contre le Dengue, suspendu aux Philippines fin novembre après que le laboratoire eut indiqué que la vaccination devait se limiter aux individus ayant déjà contracté la maladie. Dengvaxia est en effet susceptible de provoquer des cas sévères de dengue sur les individus qui n'avaient jamais contracté la maladie. L'efficacité du vaccin n'est pas remise en cause dans les autres cas, mais sa réputation est sérieusement écornée. Le laboratoire a mis en avant la complexité de la dengue et la nécessité de disposer de données de long terme pour comprendre tous les mécanismes de la maladie et du vaccin. De surcroît, la conduite des études de suivi était compliquée par l'absence de conservation d'échantillons de sang pour la majeure partie des patients concernés. Le communiqué diffusé hier soir intervient alors que l'Agence Reuters a publié un long papier titré "Est-ce que Sanofi et l'OMS ont ignoré les signaux d'alerte dans le vaccin contre la dengue ?".

Une chose est sûre, le potentiel commercial de Dengvaxia a du plomb dans l'aile. Certains analystes avaient pensé, compte tenu de l'importance de la dengue sur la planète, que le vaccin pourrait générer jusqu'à 1 milliard de dollars de ventes annuelles et ainsi entrer dans la catégorie des "blockbusters" médicaux. Etant le seul produit sur le marché, il aurait garanti à Sanofi une rente longue. Ce revers intervient alors que Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe, a subi deux sacrés coups durs récemment avec ses vaccins contre l'infection à Clostridium difficile et le virus Zika, tous deux stoppés en cours de développement. Comme le pipeline de la société était déjà considéré comme fragile, ces deux nouvelles n'ont fait qu'accroître la prudence des investisseurs vis-à-vis du dossier.

Actuellement, seuls 31% des analystes qui suivent le dossier ont un avis positif sur Sanofi, contre 60% de neutres et 9% de négatifs. Cela classe le laboratoire Français en queue de peloton (16ème sur 20) des grandes valeurs du secteur en Europe les plus recommandées par les analystes.

 
1 commentaire - Sale temps pour Sanofi
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    JON-DE-LIONNE -

    de la censure, encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article :
    LR: Wauquiez fustige le choix de Bertrand
    Statut : refusé
    Il y a une heure
    le 12 12 2017 à 13 26
    je pense que pour bien comprendre et connaître les valeurs de l'UMP, le plus simple est encore d'écouter un discours de Chirac ( facile à trouver sur internenette) et qui s'appelle du bruit et de l'odeur , ou quelque chose comme ça.

    Un fois entendu ce que disait Chirac en 91, cela permet de savoir qui aurait traverser des " lignes rouges" comme dit M, Juppé et surtout de savoir dans quel sens.

    de wikipédia :

    Le discoursLe 19 juin 1991, au cours d'un dîner-débat du RPR, Jacques Chirac prononce le discours qui contient l'expression le « bruit et l'odeur ». Voici un extrait5, portant sur l'immigration :

    « Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d'or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! [applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s'impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s'il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne paient pas d'impôt ! [...] Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu'il y a un problème de l'immigration, et que si l'on ne le traite pas et, les socialistes étant ce qu'ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l'opinion publique, les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes6,7. […] [Au sujet des épiciers de proximité] La plupart de ces gens-là sont des gens qui travaillent, des braves gens ; on est bien content de les avoir. Si on n'avait pas l'épicier kabyle au coin de la rue, ouvert de 7 heures du matin à minuit, combien de fois on n'aurait rien à bouffer le soir8 ? »

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