Sanofi et Alnylam vont pouvoir déposer une AMM de patisiran

Sanofi et Alnylam vont pouvoir déposer une AMM de patisiran©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 20 septembre 2017 à 13h16

L'étude de phase III du candidat-médicament patisiran, un agent thérapeutique ARNi expérimental développé pour traiter la polyneuropathie amyloïde familiale à la transthyrétine, a atteint son but, ont révélé Sanofi et Alnylam. Les deux laboratoires ont précisé que l'étude baptisée APOLLO a permis d'obtenir de bons résultats sur le critère principal et la totalité des critères secondaires. Le profil global de sécurité a quant à lui "été encourageant".

Les données permettent à Alnylam d'envisager le dépôt de demande de nouveau médicament fin 2017 et une demande d'autorisation de mise sur le marché peu de temps après. Sanofi Genzyme prépare actuellement les dossiers réglementaires relatifs au patisiran pour le Japon, le Brésil et d'autres pays. Leur soumission devrait débuter dans le courant du premier semestre de 2018. Si ce produit est approuvé, Alnylam commercialisera le patisiran aux États-Unis, au Canada et en Europe occidentale et Sanofi Genzyme dans le reste du monde. Les résultats complets, y compris les données de l'analyse exploratoire d'un sous-groupe de patients présentant des atteintes cardiaques, seront présentés au premier congrès européen consacré aux neuropathies amyloïdes familiales à la transthyrétine qui réunira des patients et des médecins à Paris, en France, le 2 novembre 2017. L'étude APOLLO se poursuit, la majorité des patients éligibles ayant été transférés dans une étude d'extension en ouvert.

Sanofi et Alnylam ont scellé en alliance en 2005, renforcée en 2014 dans les thérapies fondées sur l'interférence ARN (ARNi), une classe potentiellement nouvelle de médicaments innovants pour les patients atteints de maladies rares. L'action Alnylam avait lourdement chuté le 7 septembre dernier après l'annonce de la suspension des essais de phase II avec fitusiran, après le décès d'un patient. Fitusiran est un autre traitement développé avec l'appui de Sanofi. Le laboratoire français détient d'ailleurs 11,51% du capital de l'américain.

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