Schneider Electric : une solide publication logiquement saluée

Schneider Electric : une solide publication logiquement saluée©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 11 février 2021 à 11h02

Schneider Electric table sur une hausse de ses résultats cette année après un exercice 2020 résilient, marqué notamment par une marge opérationnelle de 15,6%, en croissance organique par rapport à l'exercice précédent et une génération de cash-flow libre record. Le groupe industriel, qui bénéficie notamment de la forte demande d'équipements pour les centres de données et les produits connectés, a enregistré en 2020 un résultat net de 2,13 milliards d'euros, en repli de 12%, pour un chiffre d'affaires de 25,16 MdsE, en baisse de 7,4% et de 4,7% en organique. Le groupe, qui a renoué avec la croissance organique au quatrième trimestre, a vu son Ebita ajusté ressortir à 3,93 MdsE contre 4,24 MdsE un an plus tôt (-3,6% en organique) et 3,81 MdsE de consensus. La génération de cash-flow libre est exceptionnellement forte à 3,673 MdsE, soit une performance record, supérieure à 3 MdsE pour la deuxième année consécutive.

Schneider Electric table sur une hausse de ses résultats cette année après un exercice 2020 résilient, marqué notamment par une marge opérationnelle de 15,6%, en croissance organique par rapport à l'exercice précédent et une génération de cash-flow libre record. Le groupe industriel, qui bénéficie notamment de la forte demande d'équipements pour les centres de données et les produits connectés, a enregistré en 2020 un résultat net de 2,13 milliards d'euros, en repli de 12%, pour un chiffre d'affaires de 25,16 MdsE, en baisse de 7,4% et de 4,7% en organique. Le groupe, qui a renoué avec la croissance organique au quatrième trimestre, a vu son Ebita ajusté ressortir à 3,93 MdsE contre 4,24 MdsE un an plus tôt (-3,6% en organique) et 3,81 MdsE de consensus. La génération de cash-flow libre est exceptionnellement forte à 3,673 MdsE, soit une performance record, supérieure à 3 MdsE pour la deuxième année consécutive.

Au 31 décembre, la dette nette s'établit à 3,561 MdsE (contre 3,792 MdsE en décembre 2019), après paiement d'un dividende de 1,5 milliard d'euros, de 2,4 MdsE d'acquisitions nettes notamment de RIB Software et de la branche Électrique et Automatisation du groupe Larsen & Toubro, et d'un rachat d'actions d'environ 50 ME en 2020.

Le Groupe anticipe une croissance positive en cumulée en 2021 tandis qu'il poursuit le déploiement de ses priorités stratégiques sur ses principaux marchés. Il vise ainsi pour l'exercice 2021 une croissance organique de l'EBITA ajusté comprise entre +9% et +15% ainsi qu'une hausse organique de son chiffre d'affaires comprise entre +5% et +8%. La croissance de la marge d'EBITA ajusté est anticipée entre +60 et +100 points de base, cela implique une marge d'EBITA ajusté d'environ 16,1% à 16,5% (incluant un effet scope incluant les transactions clôturées en 2020 et les effets de change par rapport aux estimations actuelles).

Le management propose le versement d'un dividende de 2,60 euros par action, en hausse de 2%, tandis que le Groupe maintient sa politique de dividende progressif malgré les conséquences de la crise du COVID-19 sur le résultat net ajusté généré cette année. Par conséquent, et en raison de l'importance que le Groupe accorde à son engagement pour un dividende progressif, le ratio de distribution du dividende pour 2020 atteint 55%, soit un montant supérieur aux environ 50% de ces dernières années.

Les opérateurs saluent ces annonces avec un titre qui gagne 2% à 125,6 euros en fin de matinée à Paris. Oddo BHF évoque une fin d'année bien meilleure que prévu et maintient son avis 'surperformer' sur la valeur. L'analyste estime que le groupe présente des atouts clés en sortie de crise, parmi lesquels une dynamique de gains de parts de marché, une poursuite de l'amélioration de la marge d'EBIT ajusté (+170 pb sur 2021/22e), une forte génération de FCF (avec 3,1 MdsE attendus en moyenne sur 2020/22e) et une stratégie reposant sur la digitalisation (environ 40% du CA en produits, solutions et services connectés) et sur l'efficacité énergétique (en faisant un véhicule ESG).

Les résultats et les perspectives sont "solides", note RBC ('surperformer'), et alors que le courtier s'attendait à ce que les orientations soient prudentes, il "espérait davantage, à la marge". Le titre se négocie maintenant avec une prime par rapport au secteur des industriels paneuropéens par rapport à la décote habituelle, mais les performances justifient ce re-rating.

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