Schneider, la patience paie

Schneider, la patience paie
Le siège de Schneider.

Boursier.com, publié le jeudi 15 février 2018 à 09h41

Les résultats de Schneider sont bien placés par rapport aux attentes. Le groupe a prévu d'accélérer cette année en profitant d'un contexte porteur. Les marges vont continuer à se redresser. Le titre reprend 3,8% à 71,84 euros dans les premiers échanges parisiens, alors que les analystes saluent la publication des perspectives, qui tendent à démontrer que la stratégie adoptée par la société commence à porter ses fruits. Kepler Cheuvreux, qui a réitéré sa recommandation à l'achat et son objectif de cours de 81 euros, est de cet avis. Le bureau d'études s'attend à un léger ajustement haussier du consensus pour l'année 2018.

Le déclic sur les marges

Le groupe a dégagé un chiffre d'affaires de 24,74 milliards d'euros, en modeste hausse de 1,2% en données publiées, mais en croissance organique de 3,2%. Le résultat opérationnel ajusté atteint 3,65 MdsE, en hausse de 4,4% en publié et de 9% en organique, pour une marge qui passe de 14,3 à 14,8% entre 2016 et 2017. Le bénéfice net part du groupe atteint 2,15 MdsE, en vive hausse de 23%. La progression du cash-flow libre est plus modeste, 2%, à 2,25 MdsE. Le management propose un dividende de 2,20 euros par action, en hausse de 8%, aux actionnaires qui seront réunis en assemblée générale. La dette nette atteignait 4,3 MdsE en fin d'année.

Le consensus visait un chiffre d'affaires annuel de 24,693 MdsE, en croissance organique de 2,8%, pour un Ebita ajusté de 3,65 MdsE, soit 14,8% de marge, un bénéfice net part du groupe de 2,08 MdsE, un cash-flow libre de 2,19 MdE et un dividende de 2,19 euros. La dette financière nette était anticipée à 4,549 MdsE (le consensus de 15 analystes a été fourni par la société). Le groupe est donc plutôt bien positionné.

Le contexte est favorable

Le management, qui évoque un "environnement favorable", entre réaliser en 2018 une croissance organique forte de l'EBITA ajusté, autour de la borne haute de la fourchette de +4 à +7 %. Pour y parvenir, Schneider utilisera les deux leviers que sont la croissance organique du chiffre d'affaires et l'accroissement de la marge d'EBITA ajusté. Le groupe vise une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre +3% et +5% et une amélioration organique de la marge d'EBITA ajusté située vers le haut de la fourchette de +20 à +50 points de base, fourchette correspondant à l'amélioration annuelle moyenne visée pour la période 2017-2019.

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