Société Française de Casinos : la continuité n'est pas menacée

Société Française de Casinos : la continuité n'est pas menacée©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 01 avril 2021 à 18h52

L'exercice 2019-2020 a été marqué par la crise sanitaire Covid-19 qui a contraint le Groupe Société Française de Casinos à fermer ses établissements pendant quasiment 3 mois durant l'exercice, entre mi-mars et mi-juin. Les comptes consolidés 2019-2020 sont le reflet de l'activité des 4 casinos exploités par le Groupe, à Gruissan, Châtel-Guyon, Port la Nouvelle et Collioure.

L'exercice 2019-2020 a été marqué par la crise sanitaire Covid-19 qui a contraint le Groupe Société Française de Casinos à fermer ses établissements pendant quasiment 3 mois durant l'exercice, entre mi-mars et mi-juin. Les comptes consolidés 2019-2020 sont le reflet de l'activité des 4 casinos exploités par le Groupe, à Gruissan, Châtel-Guyon, Port la Nouvelle et Collioure.

Société Française de Casinos a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 16,3 millions d'euros, en baisse de -4 ME. Cette évolution s'explique essentiellement par l'impact des fermetures administratives des casinos, en raison de la pandémie du Covid-19, du 14 mars au 2 juin 2020, avec une reprise limitée dans un 1er temps aux machines à sous et aux jeux électroniques avant la réouverture complète le 22 juin 2020.

En dehors des périodes de fermeture, l'activité des casinos est restée similaire à celle de l'an dernier confirmant sa forte résilience.

Le produit Net des Jeux (PNJ) ressort à 9 ME. Le Hors-jeux ressort à 1,5 ME.

L'Ebitda, indicateur opérationnel de création de richesse, ressort à 2,4 ME en 2019-2020, soit une évolution positive de 0,2 ME, malgré un recul du volume d'affaires de 4 ME. Cette performance s'appuie sur la bonne gestion des coûts, sur les différentes aides de l'Etat (dont l'activité partielle) et sur l'impact positif de 0,5 ME de l'application de la norme IFRS 16 - contrats de location.

L'évolution de la conjoncture économique a conduit le Groupe à réévaluer à la fois le plan d'affaires du Groupe et le taux d'actualisation de 8,3% à 9,7% dans les travaux annuels d'évaluation de l'actif économique pour tenir compte de l'incidence de la crise sanitaire sur les activités. Ces travaux ont abouti à une dépréciation du Goodwill de 11,6ME.

Le résultat opérationnel ressort à -14,2 ME, intégrant une dépréciation exceptionnelle d'actifs à hauteur de 2,4 ME, à la suite d'un changement d'estimation de la politique de la durée d'amortissement.

Après comptabilisation des charges financières et de l'impôt, la perte nette annuelle part du groupe ressort à -14,3 ME.

Situation financière

En raison de cette perte, les capitaux propres consolidés du Groupe se réduisent à 8,9 ME au 31 octobre 2020, à comparer à 23,3 ME un an auparavant. Le Groupe enregistre une bonne conversion en cash de son Ebitda. Les flux générés par l'activité ressortent à 1,8 ME et autofinancent les investissements nets qui s'élèvent à 1 ME.

Le plan de continuation de la Société Française de Casinos a été totalement apuré. La dernière échéance a été payée le 20 juillet 2020. Concernant la société CECPAS casino de Collioure, la 4e échéance de son plan de continuation a été acquittée le 31 mai 2020.

La trésorerie disponible progresse à 5,3 ME. L'endettement financier brut ressort à 9,4 ME, intégrant 3,2 ME de dettes locatives sans impact sur la trésorerie à la suite à l'application de la norme IFRS16 - contrats de location. Sans cet aspect comptable, l'endettement financier brut serait de 6,2 ME par rapport au 31 octobre 2019, dont 2 ME de prêts garantis par l'Etat (PGE), 2,9 ME de dettes en compte courant et un passif échelonné du casino de Collioure pour un montant actualisé de 1,3 ME. L'endettement financier global net est de 0,9 ME hors IFRS 16.

Perspectives

A ce jour, le Groupe est toujours fortement impacté par la crise sanitaire. Compte tenu des mesures de confinement, celui-ci a de nouveau été contraint de fermer ses établissements à compter du 29 octobre 2020 et n'a pour le moment reçu aucune information sur une date de réouverture des casinos.

Dans ce contexte particulier, les charges sont réduites au minimum : loyers, énergies, quote part de charges de personnel hors périmètre de l'activité partielle, honoraires, impôts & taxes fixes. Par conséquent, sans activité, la trésorerie du Groupe diminue à concurrence des charges ci-dessus.

Compte-tenu des informations connues à ce jour et de la position de trésorerie actuelle, la continuité d'exploitation au cours des 12 prochains mois n'est pas menacée. La société reste toutefois soumise aux prochaines décisions gouvernementales qui pourraient impacter négativement sa situation financière au cours des prochains mois.

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