Société Générale : pas assez vite ?

Société Générale : pas assez vite ?
Société Générale, La Défense

Boursier.com, publié le mercredi 03 juillet 2019 à 09h47

La Société Générale aurait pu/dû aller plus vite. De l'aveu même de son président, l'établissement basé à la Défense a tardé à supprimer des emplois dans ses activités de banque de financement et d'investissement. Dans un entretien accordé au 'Financial Times', Lorenzo Bini Smaghi a indiqué: "C'est vrai, peut-être que cela n'a pas été assez rapide". Le dirigeant faisant référence à la restructuration annoncée début avril. "Les plans allaient déjà dans cette direction. Mais nous voulions accélérer. Malheureusement, cela a coïncidé avec le choc des marchés de la fin 2018, ce qui a conduit à un profit warning... Il est clair que notre plan (initial) à trois ans, qui a été rendu public fin 2017, était fondé sur des hypothèses qui étaient trop optimistes. Nous nous en sommes aperçus, et nous avons réagi".

Prêt à aller plus loin en cas de besoin

Lorenzo Bini Smaghi a également indiqué que la plupart des 1.600 personnes dont le poste est supprimé auront quitté le groupe d'ici la fin du troisième trimestre. Il a également laissé entendre que la banque était prête à d'autres réductions d'effectifs si les conditions de marché continuaient de se dégrader. "Je pense que si nous montrons que nous sommes capables de d'obtenir des résultats, c'est une méthode que nous pouvons appliquer si l'environnement se détériore".

Pas de discussions avec UniCredit

Enfin, alors que de nombreuses rumeurs circulent dans les salles de marché autour d'un potentiel rapprochement entre la SocGen et UniCredit, le dirigeant a précisé qu'il "n'y a pas de discussions à l'heure actuelle". Selon lui, une consolidation majeure du secteur bancaire en Europe est d'ailleurs improbable avant au moins deux ans.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.