Sopra Steria souffre après une génération de trésorerie décevante

Sopra Steria souffre après une génération de trésorerie décevante©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 19 février 2018 à 09h29

Après Capgemini et Atos, Sopra Steria complète ce matin les publications du trio leader des services informatiques en France. Le groupe a rempli ou dépassé deux de ses trois objectifs : la croissance organique est supérieure aux attentes et la marge est conforme aux prévisions. En revanche, des éléments ponctuels ont pesé sur la génération de trésorerie, qui est décevante. Une situation qui devrait s'améliorer en 2018, mais sans doute pas aussi vite que le marché ne l'espérait. Assez logiquement, la réaction initiale du marché est négative, avec un titre qui trébuche de -3,7% à 148,10 euros. "Je ne m'attends pas à une réaction de l'action très enthousiaste à court terme", souligne Grégory Ramirez, chez Bryan Garnier. La prévision 2018 de génération de trésorerie est en effet décevante, même si les autres prévisions 2018 et 2020 sont bien placées. Cela ne modifie cependant pas la recommandation à l'achat et l'objectif de cours de 181 euros de l'analyste.

La société de Pierre Pasquier a dégagé un chiffre d'affaires annuel de 3,85 milliards d'euros, en progression organique de 3,5%. Le résultat opérationnel d'activité s'établit à 329,8 ME (+9,5%), soit 8,6% de marge, entre 8% en 2016. Le bénéfice net part du groupe progresse également à 171,4 ME, ce qui représente une marge nette de 4,5%, contre 4% précédemment. Le consensus S&P Global Market Intelligence (13 analystes) se situait à 3,824 MdsE pour les revenus, 326 ME pour le résultat opérationnel ajusté et 164,4 ME pour le bénéfice net. La dette financière nette était en légère hausse à 510 ME, ce qui dépasse les projections (443 ME). Les capitaux propres se sont renforcés à 1,21 MdE. Le flux net de trésorerie disponible est décevant puisqu'il a reculé à 111,4 ME alors que les analystes espéraient une hausse à 168,6 ME. La société précise qu'en ajoutant la vente des créances commerciales, il aurait atteint 148,4 ME. Elle ajoute qu'il a été pénalisé par un délai moyen de règlements clients plus long que prévu et par une migration retardée chez un client de SSCL dont le poids a représenté 15 ME sur l'exercice.

Une ligne directrice pour 2018 et pour 2020

Le management souligne que 2017 constitue une première étape réussie du rapprochement entre Sopra et Steria. La SSII avait fixé en mars 2015 des objectifs à trois ans qui ont été atteints : 3,8 à 4 MdsE de revenus et 8 à 9% de marge. Le redressement des pôles de faiblesse (Allemagne, gestion d'infrastructure) a été réalisé avec succès. Un plan spécifique a été lancé au Royaume-Uni, où l'activité a chuté de -7,7% en organique en 2017 : un plan d'économies de 20 ME en année pleine est en cours de déploiement. Un dividende de 2,40 euros par action, en hausse par rapport à l'année précédente (2,20 euros) sera proposé.

Pour l'exercice en cours, Sopra Steria table sur 3 à 5% de croissance organique, une marge opérationnelle d'activité en hausse et un flux net de trésorerie de plus de 170 ME (133 ME en intégrant la cession de créances 2017). A l'horizon 2020, le management vise une croissance organique de 3 à 5%, une marge opérationnelle d'activité de l'ordre de 10% et un flux de trésorerie disponible représentant 5 à 7% du chiffre d'affaires.

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