Spie déçoit avec des objectifs 2018 un peu étriqués

Spie déçoit avec des objectifs 2018 un peu étriqués©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 09 mars 2018 à 09h23

Spie a publié ce matin des résultats annuels proches des attentes. Le groupe s'attend cette année à une marge de l'ordre de 6%, en baisse par rapport à 2017 mais en hausse symbolique en tenant compte de l'impact des acquisitions réalisées en 2017. Le dividende est en légère hausse à 0,56 euro. L'accueil est loin d'être chaleureux pour les résultats de la société, avec un titre qui chute de -3,6% à 20,64 euros. Les perspectives sont décevantes, comme l'explique Christophe Chaput, chez Oddo BHF. 2018 semble se présenter comme une année de transition, marquée par une reprise de la croissance organique et une amélioration de profitabilité, indique le spécialiste, mais sur des niveaux un peu plus faibles que nous ne pouvions l'estimer. L'analyste reste cependant acheteur, avec un objectif à 26,70 euros, compte tenu de la valorisation relativement faible.

Le groupe fait état d'une production de 6,126 milliards d'euros, en progression de 24% (+5,8% hors SAG, +1,1% en organique), pour un résultat opérationnel ajusté (Ebita) de 388 ME, en hausse de 13,5%, qui matérialise une marge de 6,3% contre 6,9% un an plus tôt. Le bénéfice net ajusté part du groupe est en hausse de 7,3% à 212,3 ME. En données publiées, il chute toutefois de 40% à 110,4 ME. Sur l'exercice 2017, le cash-flow libre s'est établi à 234,4 ME, contre 295,6 ME en 2016 (avec un taux de conversion de 102%). La dette nette du groupe est en hausse, à 1,53 MdE. Le management proposera aux actionnaires réunis lors de la prochaine assemblée générale de verser un coupon de 0,56 euro, en hausse de 5,7% par rapport au précédent dividende.

Le management tablait sur une production en hausse de 23 à 25% sur l'exercice, pour une marge opérationnelle ajustée de 6,3 à 6,5% et une forte croissance du résultat net ajusté. Le taux de conversion du cash devait dépasser 100%.

Une marge de 6% envisagée

Le PDG Gauthier Louette rappelle que le groupe sort d'un exercice charnière, marqué par de nombreuses acquisitions, dont celle de SAG, la plus grosse de l'histoire, mais aussi par des cessions d'activités non-stratégiques et par des soucis opérationnels au Royaume-Uni. Quant aux perspectives, elles sont solides, mais les acquisitions vont peser sur la rentabilité. Même si elle sera masquée en 2018 par des impacts de consolidation liés aux acquisitions de 2017, la progression sous-jacente de la marge du groupe va reprendre, assure cependant Louette. Cette année, la production sera en forte croissance, avec 370 ME d'apports des acquisitions et une croissance organique attendue en hausse par rapport à 2017. Spie prévoit de nouvelles acquisitions, qui devraient représenter environ 200 ME de revenus. A taux de change constants, la production est attendue en hausse de 7% sur l'année, tandis que la marge d'Ebita sera au moins de 6% (contre 5,9% en 2017 en incluant toutes les acquisitions comme si elles avaient été consolidées au 1er janvier). La conversion du cash sera de l'ordre de 100%. La société continue à viser la distribution de 40% du bénéfice net ajusté part du groupe sous forme de dividendes.

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