Stallergènes Greer s'explique, mais un peu tard

Stallergènes Greer s'explique, mais un peu tard©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 26 janvier 2018 à 06h29

Avec un plongeon de 19,3% hier, Stallergènes Greer a connu la journée la plus difficile de tous les dossiers cotés sur le SRD à la Bourse de Paris. D'abord discrets, les dégagements se sont amplifiés au cours de la séance, après l'extension de la diffusion d'une injonction de l'ANSM, remontant pourtant au début du mois.

L'ampleur du plongeon a conduit la direction du laboratoire à sortir de son silence hier soir. Elle estime elle aussi que la chute pourrait être liée à la publication d'une injonction reçue de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, suite à l'inspection de l'une des zones de production de son site d'Antony en France. Le management indique que l'injonction n'a pas d'impact sur l'approvisionnement et n'impose pas de rappel de produits et ajoute que la plupart des observations formulées par l'ANSM ont été résolues ou sont en passe de l'être dans le cadre de la démarche continue de modernisation de l'usine. Nous coopérons pleinement avec l'ANSM et avons déjà pris volontairement des mesures correctives pour améliorer nos opérations de fabrication, a indiqué le PDG Fereydoun Firouz. L'injonction ne devrait pas avoir d'impact matériel sur l'activité, assure la direction, qui fera le point sur les investissements à Antony le 22 mars prochain, lors de la conférence de présentation des résultats 2017.

Faute de com'

Cette explication est bienvenue, mais elle aurait été plus appropriée au moment de la publication de l'injonction, pour dissiper les doutes. Personne n'a oublié l'épisode de décembre 2015 lorsque l'ASNM avait suspendu la production du site d'Antony, l'une des deux plus grosses usines du groupe. L'action avait sombré de plus de 35% en quelques semaines, avant que le régulateur n'autorise le redémarrage du site, mais seulement en mars 2016. Un épisode qui avait privé les actionnaires de dividende.

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