Suez demande 50 ME par jour à Veolia s'il ne retire pas son OPA

Suez demande 50 ME par jour à Veolia s'il ne retire pas son OPA©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 16 février 2021 à 16h05

Suez demande à la justice française de sanctionner Veolia à hauteur de 50 millions d'euros par jour si le numéro un mondial des prestations de services à l'environnement ne retire pas son offre d'achat hostile sur son concurrent. Le groupe dirigé par Bertrand Camus avait déposé auprès du Tribunal de commerce de Nanterre une demande en référé de retrait de l'OPA de Veolia. L'audience avait lieu cet après-midi.

Suez demande à la justice française de sanctionner Veolia à hauteur de 50 millions d'euros par jour si le numéro un mondial des prestations de services à l'environnement ne retire pas son offre d'achat hostile sur son concurrent. Le groupe dirigé par Bertrand Camus avait déposé auprès du Tribunal de commerce de Nanterre une demande en référé de retrait de l'OPA de Veolia. L'audience avait lieu cet après-midi.

Selon l'avocat de Suez, Bruno Cavalie, cité par 'Bloomberg', Veolia a délibérément ignoré une décision antérieure qui ordonnait à la société de suspendre toute offre jusqu'à ce qu'elle ait reçu l'approbation du Conseil de Suez. B.Cavalie a bien souligné que Veolia s'était engagé à ne pas faire d'offre hostile. "Veolia a délibérément transgressé le jugement", a déclaré l'avocat lors de l'audience.

La défense de Veolia a de son côté fait valoir que Suez avait obtenu une décision d'urgence le 8 février (suspension de l'opération) sous de 'faux prétextes'. Contredisant ce que la défense de Suez a dit à la cour, l'avocat de Veolia, Jean-Yves Garaud, a déclaré que l'entreprise n'avait jamais pris d'engagements contraignants interdisant une OPA hostile.

Le tribunal de Nanterre se prononcera sur sa compétence pour examiner la requête de Suez et sur la demande de Veolia d'annuler la décision du 8 février le 23 février, a déclaré le président du tribunal, Jacques Fineschi.

Veolia tente depuis la fin de l'été 2020 de mettre la main sur Suez, dont il a déjà acquis 29,9% du capital auprès d'Engie, un scénario que rejette farouchement son concurrent en évoquant les risques de démantèlement et de suppressions d'emplois. Compte tenu du refus persistant de son homologue, la société d'Antoine Frérot a décidé de passer à la vitesse supérieure le 8 février en déposant une offre publique d'achat sur les 70,1% du capital de Suez qu'elle ne détient pas encore à hauteur de 18 euros par action. Une manoeuvre qualifiée de déloyale par Suez.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.