Suez : star de la semaine à Paris

Suez : star de la semaine à Paris©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 04 septembre 2020 à 14h59

Suez signe logiquement la performance de la semaine sur le SBF120 à Paris avec un titre en hausse de près de 25% à 15,2 euros. Le trio Engie-Veolia-Suez a fait couler beaucoup d'encre ces derniers jours après que Veolia eut proposer de racheter l'essentiel de la participation d'Engie dans Suez (29,9% sur un total de 32%) pour 15,50 euros par action, soit un montant de 2,9 milliards d'euros. Une première étape avant le lancement d'une offre sur le reste du capital de son rival afin de bâtir avec lui un "grand champion mondial français de la transformation écologique".

La partie est toutefois loin d'être gagnée pour le numéro mondial des prestations de services à l'environnement tant Engie que Suez se sont jusqu'ici montrés peu enclins à accepter la proposition en état de Veolia. Bertrand Camus, le patron de Suez, a ainsi jugé "particulièrement hostile" l'offre de rachat par Veolia. Le Conseil de la société a pour sa part réitéré à l'unanimité sa totale confiance dans le projet stratégique fortement créateur de valeur de Suez en tant que société indépendante.

Du côté d'Engie, en pleine restructuration stratégique, la réaction a été moins hostile à Veolia, même si le prix offert ne semble pas satisfaire le géant de l'énergie. Selon des sources proches du dossier, citées par les médias, un prix de 17,00 euros par action pourrait convaincre Engie de céder sa part. Engie n'exclurait pas d'examiner des propositions alternatives qui pourraient survenir au cours des prochaines semaines.

Enfin, à Bercy, Bruno Le Maire a estimé vendredi qu'un éventuel rapprochement entre Veolia et Suez était un bon projet stratégique tout en énumérant une série de conditions. "L'idée stratégique qui est de créer un champion mondial de la gestion des déchets, des questions environnementales, est une bonne idée stratégique mais elle ne doit pas se faire à n'importe quel prix et elle doit obéir à un certain nombre de règles", a déclaré le ministre de l'Economie. "Il ne doit pas y avoir dans cette opération un vainqueur et un vaincu. Le seul vainqueur, ce doit être l'industrie française", a-t-il ajouté, citant en outre la préservation des emplois.

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