Suez / Veolia : le feuilleton se poursuit

Suez / Veolia : le feuilleton se poursuit©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 23 mars 2021 à 10h19

A chaque semaine son nouvel épisode. La bataille que se livre Veolia et Suez est en train de devenir un véritable feuilleton. Après les dernières annonces du groupe dirigé par Bertrand Camus, dont la potentielle vente de la moitié de l'entreprise aux fonds Ardian et Global Infrastructure Partners pour un montant de 11,9 milliards d'euros, Veolia aurait décidé d'attaquer les administrateurs de Suez ayant voté l'activation de la fondation néerlandaise bloquant son projet d'OPA. Selon les informations des 'Echos', le numéro un des services à l'environnement va déclencher une action en responsabilité contre les administrateurs en question et leur réclamerait "le paiement solidaire de 300 millions d'euros, en réparation du préjudice financier qu'il estime subir du fait de l'irréversibilité de la fondation".

A chaque semaine son nouvel épisode. La bataille que se livre Veolia et Suez est en train de devenir un véritable feuilleton. Après les dernières annonces du groupe dirigé par Bertrand Camus, dont la potentielle vente de la moitié de l'entreprise aux fonds Ardian et Global Infrastructure Partners pour un montant de 11,9 milliards d'euros, Veolia aurait décidé d'attaquer les administrateurs de Suez ayant voté l'activation de la fondation néerlandaise bloquant son projet d'OPA. Selon les informations des 'Echos', le numéro un des services à l'environnement va déclencher une action en responsabilité contre les administrateurs en question et leur réclamerait "le paiement solidaire de 300 millions d'euros, en réparation du préjudice financier qu'il estime subir du fait de l'irréversibilité de la fondation".

Suez a déclaré qu'il soutiendrait une offre d'au moins 20 euros par action si Veolia laisse Ardian et GIP reprendre la totalité des activités françaises "Eau" et "Recyclage et Valorisation" de Suez auxquelles s'ajoutent plusieurs activités "Eau et Technologie" à l'international. Sinon, Suez permettrait à ses actionnaires d'envisager un rachat total de l'entreprise par Veolia à hauteur de 22,50 euros par action. Mais Veolia ne l'entend pas de cette oreille. Un porte-parole du groupe d'Antoine Frérot a indiqué hier soir à 'Bloomberg' que cette proposition ne constitue pas une véritable base pour la poursuite des négociations.

Par ailleurs, la question du prix de l'OPA reste au centre des débats. Alors que Suez réclame un rehaussement de l'offre, chez Veolia, on penserait à l'inverse à revoir la proposition à la baisse : "certaines personnes chez Veolia se demandent si l'offre de 18 euros par action doit être revue à la baisse", a déclaré le porte-parole de Veolia. La pilule empoisonnée (ndlr : l'entité néerlandaise qui empêche toute cession de Suez Eau France) mise en place par le conseil d'administration de Suez et ses projets de vente d'actifs "mettent en péril" cette valorisation, a-t-il ajouté.

Le président de Suez, Philippe Varin, a indiqué dimanche que la dernière proposition n'était qu'une première étape dans les négociations potentielles avec Veolia, qu'il vise à achever d'ici la date limite "atteignable" du 20 avril. Réagissant très rapidement à ces annonces, Veolia a indiqué ne pas être "intéressé par le démantèlement de Suez proposé par M. Philippe Varin" et qu'il ne vendrait ni n'échangerait ses 29,9% au capital de son concurrent. Antoine Frérot accuse d'ailleurs les dirigeants de Suez de "favoriser leur intérêt personnel et patrimonial en offrant à deux fonds court-termistes de choisir à la carte leurs actifs" dans le cadre d'une "offre fantôme".

Si aucun accord n'est trouvé d'ici le 20 avril, Suez a prévenu qu'il poursuivrait sa revue stratégique, en vendant potentiellement les actifs clés qui intéressent Veolia. Le prochain épisode se fait déjà attendre.

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